Festival “Littératures itinérantes” : Des écrivaines arabes partagent leurs expériences littéraires

Des écrivaines arabes, réunies dimanche à Rabat, à l'occasion d’une table ronde dans le cadre de la 7ème édition du festival "Littératures itinérantes", placée sous le signe "Le monde écrit par elles", ont présenté leurs expériences singulières en matière d’écriture, en exposant leur vision du monde et leur conception de la création littéraire.

A l’occasion de la 7ème édition du festival “Littératures itinérante, des écrivaines venues, outre le Maroc, de la Tunisie, de l’Algérie et de la Palestine, ont pris part au débat qui a mis en relief l’influence des réalités sociétales, géographiques, politiques et historiques sur leurs univers littéraires, tant dans le choix des thématiques que dans leur traitement. Ainsi, l’écrivaine marocaine Latifa Labsir, lauréate du Prix Cheikh Zayed du livre-2025 pour son roman “Taif Sabiba”, a souligné que chaque écrivaine possède sa propre vision du monde, qui se reflète dans ses écrits et qui confère à son expérience créative sa singularité, notant que ces écrivaines ont en commun de puiser dans leur expérience personnelle pour porter, chacune à sa manière, un regard singulier sur la réalité. Elle a également expliqué que son roman “Taif Sabiba”, destiné aux jeunes, a constitué une nouvelle étape dans son parcours créatif, à travers laquelle elle a abordé l’autisme et présenté une vision différente du monde via les voix de ses personnages et leurs expériences.

Pour sa part, l’écrivaine et journaliste tunisienne Amal Mokhtar a exprimé son admiration pour l’appellation du festival des “Littératures itinérantes”, expliquant que la littérature est, par essence, un acte d’itinérance qui permet à l’écrivain de se rendre dans des contrées lointaines et reculées et d’aller à la rencontre de ses lecteurs. La liberté dans l’écriture constitue un dénominateur commun entre les participantes à cette rencontre, a-t-elle relevé, passant en revue son expérience et son périple dans la quête de cette liberté et de l’émancipation des différentes contraintes pouvant entraver l’être humain, où qu’il se trouve, dans la mesure où l’écriture offre un espace d’affranchissement et d’expression de soi.

La 7ème édition du festival “Littératures Itinérantes” a été marquée par des tables rondes abordant des thématiques telles que “Le monde sous des plumes féminines”, “Les mots et les femmes”, et “Quand les femmes retissent les liens entre les deux rives”, ainsi que par des séances de signature de livres et des lectures d’extraits littéraires. La manifestation s’est clôturée par un spectacle sous forme de procès littéraire intitulé “Faut-il tuer Shéhérazade?”, une expérience littéraire et théâtrale inédite, réalisée en collaboration avec le Parlement des écrivaines francophones, où s’entremêlent les frontières du théâtre, de la littérature et du débat intellectuel. Le festival avait entamé son aventure itinérante à Salé en 2017, pour faire escale ensuite à Casablanca (2018), Marrakech (2019), Fès (2022), Tanger (2023) et Rabat (2024), qui accueille de nouveau des invités de différents pays, consolidant ainsi son rayonnement en tant que capitale mondiale du livre.

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