Selon les prévisions, ces chutes concerneront principalement les zones situées au-delà de 1.800 mètres d’altitude. Les provinces de Taroudant, Al Haouz, Azilal et Ouarzazate figurent parmi les plus exposées, avec des cumuls attendus oscillant entre 25 et 35 centimètres. D’autres territoires du Moyen Atlas et du Haut Atlas seront également touchés, notamment Midelt, Ifrane, Béni Mellal, Khénifra, Tinghir ou encore Chichaoua, où les quantités devraient varier entre 15 et 25 centimètres.
Réserve hydrique précieuse
Cet épisode s’inscrit dans une dynamique météorologique marquée par des conditions instables sur une grande partie du pays, entre baisse des températures, précipitations et rafales de vent. Un scénario qui, sans être exceptionnel à cette période, rappelle que les reliefs marocains restent exposés à des séquences hivernales tardives, même à l’approche du printemps.
Au-delà des perturbations attendues, notamment sur la circulation dans les zones montagneuses, ces chutes de neige représentent un apport hydrique non négligeable. En fondant progressivement, elles contribuent à l’alimentation des barrages et des nappes phréatiques, dans un contexte où la gestion des ressources en eau demeure un enjeu central.
Les autorités appellent ainsi à la vigilance, en particulier dans les provinces concernées, face aux risques liés au verglas, aux routes enneigées et à la baisse des températures. Une parenthèse hivernale, en plein mois de mars, qui rappelle que la météo n’obéit pas toujours au calendrier.