Rita Nosko : « La vie est un théâtre où tout devient possible »

Plonger dans l’univers de Rita Nosko, c’est entrer dans un théâtre où les masques tombent et où le bleu ouvre sur l’infini. Entre textile, introspection et fresque monumentale, l’artiste interroge notre rapport aux rôles et à la création. Une invitation à oser, à jouer… et à devenir. Nous l'avons rencontré lors d'un diner immersif autour de son univers et de la couleur bleu.

Entre imaginaire bleu, textile expérimental et fresques monumentales, Rita Nosko explore les frontières de l’identité et de la création. À travers son nouveau carré de soie et son passage au mural, l’artiste livre une vision intime et universelle : celle d’une vie faite de rôles, de liberté et d’audace.

Votre nouveau carré de soie remplace finalement l’idée d’exposition. Quel est son sens profond ?

Ce carré est né d’une réflexion assez intime. Il y a une citation de Franz Kafka qui m’a profondément marquée : « J’ai compris que la vie était un bal, et que j’y suis allée à visage découvert. » En grandissant, on réalise que la vie est faite de masques, de rôles, d’identités multiples. J’ai voulu traduire ça en représentant le théâtre. Le carré devient alors un symbole : celui que tout est possible, et que le syndrome de l’imposteur est universel.

Pourquoi le bleu occupe-t-il une place si importante dans votre travail ?

Le bleu, pour moi, c’est l’imaginaire et l’infini. C’est aussi la couleur de la création, du moment où les idées surgissent  souvent le soir, quand tout devient bleu ou noir. C’est une couleur très instinctive dans mon travail actuel, presque une évidence.

 

 
 
 
 
 
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Une publication partagée par Rita Hassan Jawhari (@ritanosko)

Ce carré de soie va au-delà de l’objet artistique…

Oui, totalement. C’est un objet de collection, mais aussi un moyen de rendre mon art plus accessible. Le textile change tout : la technique, la manière de penser l’œuvre, les contraintes aussi. J’ai travaillé dessus pendant deux ans, avec énormément d’allers-retours, d’échantillons. Certains modèles n’ont jamais vu le jour. Je voulais être sûre, totalement convaincue.

Vous avez également expérimenté le travail mural à travers le festival Jidar. Comment avez-vous vécu cette expérience ?

C’était incroyable. L’une des expériences les plus fortes de ma carrière. L’organisation, les rencontres, l’énergie… tout est exceptionnel. Mon mur est situé en face du Stade Moulay Hassan, donc il a une visibilité particulière. C’est une échelle complètement différente, presque vertigineuse, mais j’y ai pris énormément de plaisir.

 Qu’avez-vous ressenti en réalisant cette œuvre monumentale ?

Ça m’a reconnectée à l’essentiel. Je me suis rappelée pourquoi je faisais ça. Et puis, il y a aussi une dimension symbolique : avec les événements internationaux à venir, beaucoup de gens passeront devant ce mur. J’aime l’idée que ce soit une trace, un témoignage d’un Maroc en mouvement, porté par des artistes qui veulent faire évoluer les choses.

Quel message souhaitez-vous laisser à travers votre travail ?

Peut-être simplement rappeler que la vie est un jeu. Qu’on a le droit d’expérimenter, de se tromper, de « faker » parfois pour avancer. Et surtout, qu’on peut créer, imaginer, transformer. C’est ça, au fond, la vraie liberté.

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