Tradition emblématique du mode de vie nomade, la préparation du pain de sable a été mise en valeur, à l’entame des activités de cette journée, à travers des représentations montrant une parfaite maîtrise de cette technique ancestrale, avant de laisser place à la course des dromadaires, qui a offert un spectacle vivant, célébrant le lien étroit entre les nomades et leur mémoire collective.
Venu de Kelaat M’Gouna, le groupe “Tizouit” a investi ensuite la scène avec une danse folklorique qui a suscité l’admiration du public présent, avant que le groupe ” Ahwach Ait Maten Tissint” de Tata ne présente des tableaux artistiques puisés du patrimoine amazigh du Sud du Royaume.
Le clou du spectacle a été la performance du chanteur Dan Gharibian, qui a enflammé la soirée avec ses mélodies tsiganes, arméniennes et ses touches de blues grec.
Évoluant en trio en compagnie du guitariste Benoît Convert et de l’accordéoniste Antoine Girard, le chanteur a fait vibrer le public avec sa voix unique, magnifiée par des arrangements subtils, illuminant les âmes et transportant le public dans un voyage musical inoubliable.
“Il s’agit de ma première expérience au cœur du désert”, a confié à la MAP l’artiste franco-arménien, se disant fier de participer à cette 21e édition du festival international des nomades.
Le chanteur, fort de ses origines arméniennes qui imprègnent sa musique, a fait part de son admiration pour la culture nomade, fondée sur les rencontres et les célébrations communes.
Pour clore la soirée en beauté, les voix envoûtantes de la bande “Les Frères Soudani” ont fait raisonner une tradition gnaouie vieille de 400 ans, dont la virtuosité propulsive et les rythmes funk ont émerveillé l’assistance.
La musique gnaoua et la culture nomade sont étroitement liées, a souligné de son côté le Maalem Najib Soudani, mettant en avant leurs affinités spirituelles, traditionnelles et créatives.
L’artiste marocain, dont le style s’appuie sur ses racines soudanaises, a affirmé que “la musique gnaouie se régénère en permanence en intégrant des influences modernes, ce qui assure sa pérennité”.
Du côté du public, Maryam, qui découvre pour la première fois le festival, a mis en avant la richesse de cette expérience, compte tenu de la variété des activités proposées qui permettent aux visiteurs de découvrir de près la culture des nomades et leurs modes de vie.
Elle a fait part, dans ce sens, de sa fascination pour la culture nomade, caractérisée, selon elle, par un esprit libre et une remarquable capacité d’adaptation à la rudesse du milieu désertique.
Organisé à l’initiative de l’association Nomades du Monde, ce rendez-vous culturel incontournable des passionnés du désert et de la culture nomade met en lumière le patrimoine immatériel de la tradition sahraouie.
Il vise, aussi, à promouvoir le rôle moteur de la tradition nomade au service de la culture et du développement durable.