Mawazine 2024: Oum Kalthoum ressuscitée en hologramme

La légendaire Oum Kalthoum a fait son retour, dimanche soir au Théâtre national Mohammed V de Rabat, sous forme d’hologramme, pour une soirée de musique nostalgique exceptionnelle.
Quand la diva égyptienne de la chanson arabe fit sa première apparition, sur la même scène, devant le public marocain il y a environ 56 ans (le 12 mars 1968), son concert avait alors suscité un enthousiasme inégalé. À Mawazine 2024, son retour sur scène a été tout aussi mémorable, voire encore plus marquant.

Cet engouement ne peut s’expliquer que par l’attachement à une artiste d’exception, profondément enracinée dans son art, dont le legs musical classique continue de captiver les amateurs de toutes générations, même après sa disparition il y a 49 ans (le 3 février 1975).

« Kawkab Al Sharq » ou simplement « al-Sit », comme beaucoup l’appellent affectueusement, a été accueillie par une foule immense, animée par une passion ardente pour embrasser son art de la chanson éternelle.

Élégante et resplendissante, elle est apparue vêtue d’une robe blanche ornée de lignes dorées sous des applaudissements chaleureux et des acclamations passionnées qui n’ont cessé que lorsque les premières notes de la magnifique chanson « Enta Omri », chef-d’œuvre de la grande dame de la chanson arabe en 1964, composée par le maestro Mohammed Abdel Wahab, ont retenti, faisant frissonner les âmes.

L’ambiance alliait à la fois plaisir et nostalgie, les spectateurs répétant avec une maîtrise éblouissante les paroles de cette œuvre artistique intemporelle, comme si la légendaire Oum Kalthoum était vivante et que son concert était bien réel !

Dans une somptueuse robe noire rehaussée de touches roses élégantes, « al-Sit » a captivé le public de Mawazine lors de sa seconde apparition, suscitant une euphorie telle que des larmes de bonheur ont coulé des yeux de nombreux spectateurs lors de sa magistrale interprétation de « Sirt al Hob », un succès de 1964 composé par le légendaire Baligh Hamdi, qui demeure aussi célèbre aujourd’hui dans le monde arabe qu’à travers le globe.

Pendant une heure et demie de pur enchantement, la légendaire artiste a offert une sélection spéciale de ses chefs-d’œuvre intemporels au public, captivant l’auditoire avec des interprétations variées de ses célèbres chansons comme « Alf Leyla wa Leyla », « Al Atlal » et « Lessa Faker ».

Chaque performance était marquée par la grandeur et la noblesse artistiques qui ont toujours caractérisé cette icône, perpétuant ainsi son statut prééminent dans l’école de l’art authentique.

Les différents témoignages recueillis par la MAP auprès du public présent ont unanimement souligné la singularité du concert virtuel d’Oum Kalthoum, saluant son caractère novateur et sa capacité à renouveler le lien entre les pionniers et les amateurs de la musique classique arabe.

Pour Kaoutar, il était impensable de manquer ce concert exceptionnel d’une grande artiste de l’âge d’or, dont les chansons immortelles lui rappellent son enfance et sa jeunesse. « Je suis une grande admiratrice de toutes les chansons d’Oum Kalthoum, en particulier de ‘Baed Annak’, ‘Sirt al Hob’ et ‘Fat El Mead' », a-t-elle ajouté.

Quant à Kaltoum, elle a affirmé dans une déclaration similaire que la légendaire dame de la chanson arabe est une artiste exceptionnelle à travers l’histoire, mettant en avant son amour pour toutes les œuvres musicales d’Oum Kalthoum, notamment ses magnifiques chansons « Aghadan Alqak » et « El Hob Kollo ».

Pour sa part, Said s’est réjoui de la programmation du concert de « Kawkab Al Sharq » dans le cadre du festival Mawazine de cette année au Théâtre national Mohammed V, « un espace chargé de mémoire où des célébrités mondiales ont donné des concerts et des soirées mémorables, à l’instar de la légendaire Oum Kalthoum ».

 

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