Marrakech s’apprête à devenir, une nouvelle fois, le carrefour des cinématographies internationales. Pour sa 23e édition, le Festival international du film de Marrakech réunira 76 films de 39 pays, dont dix présentés en avant-première mondiale. Douze productions ont bénéficié de l’accompagnement des Ateliers de l’Atlas, tandis que onze représentent leur pays dans la course aux Oscars. Les projections investiront trois lieux emblématiques de la ville : le Palais des Congrès, le cinéma Le Colisée et le Musée Yves Saint Laurent.
Marion Cotillard à la tête du jury
Présidé par l’actrice française Marion Cotillard, le jury aura la tâche de départager les 14 premiers et deuxièmes longs métrages en compétition pour l’Étoile d’or. Parmi les œuvres sélectionnées figurent « Ben’imana » de Marie-Clémentine Dusabejambo, qui explore les chemins de la réconciliation après le génocide des Tutsi, « Congo Boy » de Rafiki Fariala et « Furies » de Rami Kodeih, récit d’un braquage sur fond de crise libanaise. Trois réalisatrices venues du Mexique, de Corée du Sud et d’Haïti proposent, quant à elles, des regards singuliers sur l’intimité et les trajectoires de personnages féminins.
Trois films seront également présentés en première mondiale : « Alkebulan » de Yassine Marco Marroccu, « Waves of Silence » de Farzad Samsami, tourné au Maroc, et « Les Chiffonniers du Caire » de Rani et Salem Massalha.
Des premières mondiales et des invités de marque
Le festival ouvrira ses portes avec « Mona », une comédie de Jesse Eisenberg portée par Julianne Moore. Les séances de gala accueilleront notamment deux premières mondiales : « Leila et la nuit » de Fellipe Barbosa, inspiré de la vie de la photographe marocaine Leila Alaoui, et « His Weakest Creatures » d’Omar Hilal, avec Ahmed Helmy et Hend Sabry.
Plusieurs cinéastes de renom feront également le déplacement, parmi lesquels John Turturro, James Gray et Luca Guadagnino. Ce dernier viendra présenter « Artificial », un film consacré à l’ascension de Sam Altman, incarné à l’écran par Andrew Garfield. Côté marocain, « La más dulce » de Laïla Marrakchi portera les couleurs du Royaume dans la sélection destinée aux Oscars.
Une programmation ouverte sur tous les horizons
La section Horizons réunira 21 films et fera la part belle aux grandes signatures du cinéma contemporain, avec notamment les nouvelles œuvres de Ryusuke Hamaguchi, Cristian Mungiu, Paweł Pawlikowski, Hirokazu Kore-eda et Nanni Moretti. Les cinémas arabes y occuperont une place privilégiée. Le public pourra également découvrir « Les Roses de Marrakech » de Ginevra Elkann, avec Fanny Ardant, tourné au Maroc.
De son côté, le 11e Continent proposera 13 films, entre créations contemporaines et œuvres patrimoniales restaurées, dont « Nahla » et « Tilaï ». Le Panorama du cinéma marocain mettra à l’honneur six productions. « Bardi » de Tala Hadid ouvrira cette sélection, qui comptera également trois premières mondiales. Au total, onze films marocains seront présentés au cours de cette édition, témoignant de la vitalité de la création nationale.
Enfin, le jeune public ne sera pas en reste : Jamel Debbouze viendra présenter « La Fille dans les nuages ». Une programmation foisonnante qui confirme l’ambition du FIFM : faire dialoguer les cinémas, les cultures et les générations, tout en offrant une vitrine de premier plan aux talents marocains et internationaux.