Pour sa 21e édition, organisée du 23 au 29 novembre à Varsovie, le festival de cinéma africain AfryKamera consacrera une partie importante de sa programmation au Maroc. Les projections permettront au public de découvrir plusieurs regards sur le pays, son patrimoine et ses transformations sociales et culturelles.
Parmi les œuvres annoncées figure “De quelques événements sans signification”, réalisé en 1974 par Mostafa Derkaoui. À la frontière entre fiction et documentaire, le film suit des cinéastes qui interrogent de jeunes Casablancais sur leurs attentes à l’égard du cinéma marocain, avant d’être confrontés à un drame. Longtemps interdit et inaccessible au public, ce premier long métrage sera projeté les 25 et 28 novembre au cinéma Amondo. Sa programmation permettra de revenir sur le travail du réalisateur, disparu le 20 août 2026, qui avait notamment étudié le cinéma à Łódź, en Pologne.
Autre titre à l’affiche : “Transes”, d’Ahmed El Maânouni, consacré au groupe Nass El Ghiwane. Programmé le 27 novembre, ce documentaire explore l’univers musical de la formation, entre scènes de concerts et moments en coulisses. Il témoigne de la manière dont ses membres ont puisé dans les traditions marocaines pour construire une expression musicale devenue celle de toute une génération.
La présence marocaine se retrouve également dans l’identité visuelle du festival. Son affiche est signée par l’artiste casablancais Oussama Benjelloun, connu sous le nom de Blizzart. Il y associe des références au patrimoine amazigh, aux montagnes de l’Atlas et à l’imaginaire africain, dans une composition aux accents futuristes.