Lors de cette rencontre, l’assistance a pu suivre la projection du film «les Rencontres d’Es-Semara, pour la convergence et la compréhension des religions et des cultures» de Mohamed Abderrahman Tazi et apprécier une exposition de peinture de Fatima Diouani.
Présentant le film, M. Tazi a expliqué qu’il s’agit d’un reportage qui met l’accent sur l’importance des Rencontres d’Es-Semara qui ont rassemblé, en novembre dernier, des personnalités de diverses confessions et cultures venues échanger sur les valeurs de paix et de compréhension mutuelle, ainsi que la coexistence harmonieuse entre les cultures et les religions.
Le reportage, a-t-il ajouté, montre également dans cette partie centrale du Sahara marocain l’importance des zaouias et du soufisme dans le patrimoine culturel et religieux du Royaume.
Dans une allocution à cette occasion, la consule générale du Royaume à Bordeaux, Nouzha Sahel a indiqué que les rencontres d’Es-Semara constituent un espace où le dialogue entre les cultures et les confessions prend corps, portant les valeurs que le Maroc défend avec constance, à savoir celles de la tolérance, du respect mutuel et de la coexistence pacifique.
Et de souligner dans ce sens que “le choix de la ville d’Es-Semara n’est ni fortuit ni anodin”.
«Ville de spiritualité et d’érudition, ancrée dans son identité saharienne, Es-Semara est un carrefour – celui des traditions, des savoirs et des rencontres. Partie intégrante du Sahara marocain, elle porte un héritage intellectuel et religieux qui en fait le cadre naturel d’un dialogue interreligieux fondé sur l’écoute et la compréhension », a-t-elle ajouté.
Mme Sahel a rappelé que le Maroc, se distingue par une tradition séculaire d’interculturalité, façonnée par la coexistence harmonieuse de multiples influences arabo-musulmane, amazighe, africaine, andalouse, méditerranéenne et hébraïque, soulignant que «sous l’égide de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, cette richesse plurielle est reconnue comme un fondement essentiel de l’identité nationale ».
Le Maroc, a-t-elle ajouté, «s’inscrit ainsi dans une dynamique de dialogue interreligieux et interculturel, valorisant la tolérance, la coexistence pacifique et la préservation de toutes ses composantes culturelles, dans une vision d’ouverture et de stabilité ».
Cette rencontre s’est déroulée en présence notamment des autorités et élus de la ville de Bordeaux, d’universitaires, de compétences marocaines et de nombreux étudiants.