La quatrième soirée du Festival Jazzablanca 2026 a une nouvelle fois démontré la richesse et la diversité de sa programmation. Des talents émergents aux artistes de renommée internationale, les différentes scènes d’Anfa Park ont vibré au rythme d’univers musicaux variés, offrant au public un véritable voyage entre jazz, afro-fusion, funk, pop et sonorités du monde.
En début de soirée, Tchubi a ouvert les festivités avec une prestation pleine de sensibilité et d’énergie. L’artiste a installé une atmosphère chaleureuse grâce à des compositions où se croisent influences africaines, groove contemporain et sonorités urbaines. Son concert a séduit un public attentif, confirmant l’intérêt du festival pour les nouvelles scènes musicales.Quelques instants plus tard, le multi-instrumentiste Jowee Omicil a transporté les spectateurs dans un univers aussi libre qu’inspiré. Fidèle à sa réputation d’improvisateur hors pair, le musicien haïtiano-canadien a proposé une performance où le jazz dialogue avec les musiques caribéennes, le gospel, les rythmes africains et les musiques du monde. Alternant saxophone, clarinette et flûte, il a offert un moment de communion musicale, salué par de longues ovations.
Sur la scène Anfa, Oxlade, l’une des figures montantes de l’afrobeats nigérian, a ensuite pris le relais avec une prestation débordante d’énergie. Porté par des rythmes entraînants et une grande proximité avec le public, l’artiste a enchaîné ses titres phares dans une ambiance résolument festive. Son passage a transformé la scène en une immense piste de danse, illustrant l’engouement croissant pour l’afrobeats sur la scène internationale.
Au même moment, sur la scène 21, Keziah Jones a offert une démonstration de son talent de guitariste et de performeur. Figure incontournable du blufunk, ce style qu’il a lui-même façonné en mêlant funk, rock, blues et influences yoruba, l’artiste nigérian a captivé le public grâce à un jeu de guitare virtuose et une présence scénique magnétique. Entre ses classiques et de longues improvisations, il a livré un concert intense, où chaque morceau semblait réinventé au fil de l’instant.
Pour clôturer cette sixième soirée, Naïka a apporté une touche de fraîcheur et d’évasion. L’artiste franco-haïtienne-américaine a séduit les festivaliers avec son univers solaire mêlant pop, R&B, reggae et influences caribéennes. Sa voix chaleureuse, ses chansons interprétées en plusieurs langues et son aisance sur scène ont créé une véritable connexion avec le public, qui a accompagné en chœur plusieurs de ses morceaux.
Cette sixième soirée a parfaitement résumé l’esprit de Jazzablanca : une programmation sans frontières, où les générations, les cultures et les esthétiques musicales se rencontrent dans une même célébration. Des explorations jazz de Jowee Omicil aux rythmes afrobeats d’Oxlade, du groove inimitable de Keziah Jones à la pop métissée de Naïka, en passant par l’univers singulier de Tchubi, le festival a une nouvelle fois confirmé sa place parmi les grands rendez-vous musicaux du continent.