Salma Bent Hizab Al-Oteibi, 1ère femme saoudienne à être élue lors d’uns scrutin historique

L’Arabie saoudite, royaume ultra-conservateur régi par une vision rigoriste de l’islam, a tenu samedi des élections ouvertes aux femmes, une première dans un pays où ces dernières n’ont pas le droit de conduire et doivent demander l’autorisation à un homme avant de pouvoir travailler ou voyager. Salma bent Hizab al-Oteibi, une institutrice bédouine, n’a pas tenu compte de l’avis de son oncle qui lui déconseillait de se présenter aux élections. Elle a eu raison car dimanche, elle est devenue la première femme élue en Arabie saoudite, lors d’un scrutin historique.

« Toute ma vie a été une lutte », raconte Mme Oteibi dans une interview exclusive à l’AFP, juste après avoir été élue conseillère municipale dans la petite ville bédouine de Madrakah, près de La Mecque.

Salma bent Hizab al-Oteibi a dû faire face à une rude concurrence, y compris de la part de certains membres de sa famille, qui se présentaient pour un siège au conseil local, seule assemblée élue en Arabie saoudite. Mais elle a arraché la victoire, devançant son plus proche rival de 20 voix.

Si elle se dit sûre d’avoir bénéficié du soutien des femmes, autorisées à voter pour la première fois, elle souligne que son plus grand supporteur a été son mari, avec qui elle a eu deux garçons.

En revanche, son oncle qui remporta le siège lors des précédentes élections municipales de 2011, uniquement ouvertes aux hommes, fut loin de l’encourager.

« Quand il a entendu que je briguais un siège, il m’a dit combien ce serait dur », se souvient celle qui fait partie des au moins 14 femmes élues dans le pays lors des élections de samedi. 2.091 hommes ont remporté un siège.

Pour Mme Otiebi, son engagement caritatif envers les personnes défavorisées a convaincu les électeurs de même que sa persévérance.

Enfant, elle n’avait pas hésité à parcourir des kilomètres chaque jour pour aller à l’école à La Mecque. Elle a continué d’aller au lycée même après son mariage et la naissance de son premier enfant.

« J’excellais et j’ai obtenu un diplôme d’études arabes avec les honneurs », raconte-t-elle.

Bien que les pouvoirs des conseils municipaux soient limités, elle veut se battre pour améliorer l’état des routes menant de sa ville à La Mecque, créer des emplois pour les hommes et les femmes et développer le tourisme.

Et de conclure: « Je travaillerais dur pour développer Madrakah ».

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