Roberto Cavalli, créateur de génie

C'est dans un tourbillon d'étoffes vaporeuses, d'imprimés floraux qui sentent bon le printemps, de couleurs acidulées et de motifs tigrés que la boutique casablancaise de Roberto Cavalli a rouvert ses portes, le 22 mars dernier, en la présence du styliste de renommée mondiale. Extravagant, fantasque et généreux, Roberto Cavalli revient pour FDM sur sa passion pour la mode.

FDM : Racontez-nous votre expérience casablancaise…

Roberto Cavalli : Je viens de découvrir Casablanca en y arrivant tout à l’heure, mais je connaissais déjà très bien la ville grâce à Hind El Achchabi, que j’ai rencontrée à Cannes et qui m’en parlait beaucoup. Puis, avec le temps, on a eu l’idée d’y ouvrir un magasin, et nous avons aussi fait le choix de l’endroit ensemble. Même si, malheureusement, je n’ai pas eu le temps de me déplacer à Casablanca à cette époque, j’ai envoyé mes architectes pour voir les lieux, et mon studio s’est chargé de la décoration. Aujourd’hui, Casablanca ne représente plus seulement un mot pour moi, mais quelque chose qui fait partie de mon futur. C’est pour cette raison qu’il fallait absolument que j’assiste à la réouverture du magasin. Et je compte bien profiter des prochains jours pour visiter la ville, découvrir ses petits marchés, ses moindres recoins… et la photographier sous toutes ses coutures ! J’adore la photographie et je m’inspire d’ailleurs beaucoup des clichés que je prends pour avoir des idées pour mes collections. Peut-être que la prochaine sera inspirée du Maroc…

Quelle idée vous faites-vous de la mode marocaine ?

Qu’elle soit marocaine ou d’une autre origine, la femme qui aime Cavalli est une femme internationale, qui voyage dans le monde entier. S’agissant de la mode marocaine, j’aime beaucoup les caftans, en tant que pièces de mode. C’est surtout leur forme qui me plaît et qui se retrouve d’ailleurs dans ma collection.

Que représente la mode pour vous ?

Je pourrais vous répondre que la mode, c’est toute ma vie… mais ce ne serait pas vrai. C’est une partie très importante de ma vie, qui m’a donné beaucoup de satisfaction, mais ma priorité, c’est ma famille. J’ai découvert la mode à travers l’art que j’ai étudié et appris à l’école, et je continue quelque part aujourd’hui de faire de l’art à ma façon…

Où trouvez-vous l’inspiration ?

Cela dépend. Au début, c’était plutôt quand j’étais amoureux. Avoir la femme que je voulais à mes côtés et m’inspirer de la couleur de ses cheveux, de ses yeux… C’était très important. Aujourd’hui, je suis beaucoup plus inspiré par la nature. Je voyage beaucoup et j’en profite pour faire énormément de photos, surtout de fleurs, de tigres, de girafes… Mes motifs ne s’inspirent d’ailleurs pas de dessins, mais de photos. Dernièrement, j’étais en Afrique, en Tanzanie, et quand je suis revenu en Italie, huit jours avant mon défilé en février, j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose à ma collection, des motifs animaux… J’ai ressorti mes photos de voyage et j’ai zoomé au maximum sur les peaux de bêtes sauvages en disant à mon équipe : “Voilà ce que je veux !” (rires). C’est ma façon de travailler. Mais c’est aussi l’enthousiasme et le fait de toujours y croire qui me donnent beaucoup de force. Cet engouement, je crois que je le transmets aussi à la femme qui m’aime et quelquefois, je ne sais plus si c’est mon caractère et mon entrain que ma femme aime ou ma mode ! A moins que ce ne soit les deux ? A vous de me le dire…

“J’AIME LE LUXE DANS LA FANTAISIE, ET LA FANTAISIE DANS LE LUXE.”

A vos yeux, la mode est-elle indissociable du luxe et de la fantaisie ?

Dans mon cas, elle est indissociable de la fantaisie. Mais dans le même temps, quand on commence à acquérir une certaine renommée en tant que designer, on a besoin de se renouveler, et dans cette quête de la nouveauté, chaque pièce et chaque broderie devient très spéciale, et donc coûteuse. Par la force des choses, oui, la mode s’associe au luxe. Moi, j’aime le luxe dans la fantaisie, et la fantaisie dans le luxe. â– 

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