Projection… dans le passé ?

"Nous ne partageons ni le projet de société ni les valeurs que revendique le PJD. Nous n'avons pas oublié que "Le mur" et "Attajdid" ont longtemps combattu les libertés individuelles et le progrès."

Avec un taux de participation relativement élevé aux dernières élections législatives, les Marocains se
sont exprimés en faveur d’un parti qui revendique son empreinte conservatrice et islamique. Tirant profit d’une expérience de plusieurs années dans l’opposition, d’un discours s’appuyant sur le référentiel religieux ainsi que, avouons-le, d’une organisation remarquable et d’un ancrage social fort, le PJD a
su faire la différence et s’imposer comme la première force politique du pays. Disons-le d’emblée : nous ne partageons ni le projet de société ni les valeurs que revendique ce parti. Nous n’avons pas oublié que le PJD et son véhicule idéologique “Le mur” ainsi que son organe de presse “Attajdid” ont longtemps
combattu les libertés individuelles et le progrès. Sans tomber dans le piège de la diabolisation, évitons de basculer dans les travers de la banalisation et restons vigilants. A “Femmes du Maroc”, nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt et d’émotion le printemps arabe, l’avènement de la nouvelle constitution, et enfin,
les élections législatives du 25 novembre. Vous découvrirez dans notre dossier spécial la vision et les propos de Bassima Haqqaoui, présidente de la branche féminine du PJD, qui a accepté de répondre à toutes nos questions, même aux plus embarrassantes ! Vous saurez pourquoi certains ont décidé de boycotter les élections et ont encouragé d’autres à faire de même ; nous leur donnons la parole. Le politologue Mohamed Darif a analysé pour vous les résultats des élections au lendemain même de celles-ci. Nous nous sommes par ailleurs demandé pourquoi le changement tardait à venir concernant des questions aussi brûlantes que la peine de mort, la liberté d’expression ou encore l’intégrité physique et morale ; et à la lumière de l’actualité, des spécialistes nous ont répondu. Enfin, vous lirez les confidences
et les récits émouvants et douloureux de femmes qui se sont battues lors du printemps arabe en Tunisie, en Egypte, en Lybie ; et qui militent encore pour la liberté et davantage de droits. A “Femmes du Maroc” nous militons pour un projet moderniste et de progrès, porteur de valeurs universelles, qui sera en mesure de projeter le Maroc dans la voie du développement économique et social. Nous faisons le choix de faire
confiance à la grande majorité silencieuse, à la société civile et à l’opposition, appelées, aujourd’hui
plus que jamais, à faire face aux éventuelles dérives et à défendre les acquis démocratiques et les libertés individuelles des Marocains. Nous nous engageons à poursuivre le combat pour le droit des femmes à l’avortement, la révision de l’héritage, la parité, et le respect de l’application du code de la famille. Nous serons de tous les combats pour une réalité sociale plus juste et pour que la dignité de la femme soit toujours préservée. â– 

La Fashion Week, c'est de la haute couture, des silhouettes féminines et masculines et une mode qui se meut dans
La Saint-Valentin approche à grands pas. Et si vous commenciez les hostilités en partant en week-end avec votre moitié, en
31AA4644-E4CE-417B-B52E-B3424D3D8DF4