Pourquoi ont-ils boycotté les élections?

31 partis politiques ont participé aux élections législatives mais, au risque d'encourir des sanctions, d'autres ont décidé de nager à contre-courant en n'y prenant pas part et en appelant les Marocains au boycott. FDM revient sur les raisons d'un acte politique jugé très... politiquement incorrect.

Benhida Abderrahmane, membre du secrétariat du PADS.

Tout d’abord, il faut préciser que le Parti de l’Avant-garde Démocratique Socialiste a déjà participé aux élections législatives de 2007. Donc pour nous, le boycott n’est pas un principe, c’est une position politique dictée par des circonstances particulières. Cette fois, c’est différent au regard du contexte global de ces élections. Faut-il rappeler qu’elles sont intervenues en réponse au mouvement de contestation générale initié par le Mouvement du 20 février ? En effet, selon notre analyse, c’est pour couper l’herbe sous le pied du Mouvement du 20 février que le pouvoir a annoncé, lors du discours du 9 mars, le chantier de la révision constitutionnelle et l’organisation d’élections anticipées. La constitution votée le 1er juillet est loin d’instaurer une monarchie parlementaire et le roi concentre toujours tous les pouvoirs. La façon dont cette constitution a été votée nous a remémoré des choses que nous croyions révolues… En outre, les lois électorales qui consacrent la mise à l’écart de la  gauche démocratique (le seuil à 6 % de découpage, etc.) sont des lois adoptées par un parlement non représentatif. L’organisation de ces élections a été assurée par le ministère de l’Intérieur, dont les habitudes et les mœurs sont restées les mêmes. Tout cela dénote, d’une part, d’une volonté de maîtriser par tous les moyens possibles la configuration politique issue des élections, et d’autre part, prouve l’absence d’une volonté de changement. Par ailleurs, il s’agissait aussi de montrer à l’opinion internationale que le Maroc est différent des autres pays car il a répondu à l’appel des manifestants en changeant la constitution et en organisant des élections anticipées. Pour nous, tout cela était trompeur, nous ne pouvions le cautionner par la participation aux élections et le boycott était pour nous la meilleure réponse dans le contexte actuel…

Nous avons distribué des tracts explicatifs, nous avons essayé de faire comprendre aux citoyens l’inutilité des élections car elles n’auront pas d’impact sur leur situation quotidienne et que ceux qui profitent continueront impunément. Bref, nous avons prêché que la question démocratique reste toujours posée au Maroc… et la lutte continue pour l’instauration d’une véritable démocratie. â– 

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