Pilule et contraception

Quel est la composition des pilules contraceptives ? Elles contiennent deux types de molécules : estrogènes et progestatif, disposés dans des dosages variables en fonction du type de pilule. Le progestatif assure l'action contraceptive mais utilisé seul, il provoque des saignements génitaux ; on lui rajoute donc un estrogène pour contrôler ces derniers.

La pilule en questions

Quel est leur mode d’action ?

Le progestatif agit à trois niveaux : il épaissit la glaire cervicale, ce qui la rend imperméable à la pénétration des spermatozoïdes ; il ralentit ou bloque l’ovulation (les ovaires ne sécrètent plus d’hormones) ; et il empêche l’endomètre (muqueuse interne de l’utérus) de se développer, contrariant ainsi le processus de nidation d’un éventuel embryon. La présence d’estrogènes (en quantité variable selon le type de pilule), permet quant à elle de contrer l’impact atrophiant du progestatif sur l’endomètre, et de tendre à un confort acceptable.

Que signifie une pilule monophasique, biphasique, triphasique ?

Pour un type de pilule donné, la composition des comprimés de la plaquette peut varier au cours du cycle. On distingue ainsi les pilules biphasiques, composées de deux séquences de comprimés comprenant un dosage différent en progestatif et estrogènes ; les triphasiques, comprenant trois séquences ; et les monophasiques, qui proposent une composition identique pour tous les comprimés. Ces dernières sont, pour l’heure, privilégiées pour leur simplicité d’utilisation, couvrant les risques d’erreurs de prise !

Pourquoi certaines pilules incluent-elles une période d’arrêt de prise et d’autres pas ?

Au départ, le schéma de prise de la pilule, imitant le cycle menstruel naturel, était le suivant : une plaquette de vingtet- un comprimés suivie d’une phase d’arrêt de prise de sept jours, avant de passer à la plaquette suivante. Néanmoins, ce mode n’étant pas adapté aux étourdies, on s’est rabattus sur une autre solution : la prise en continu de comprimés sans interruption, à raison de vingt-et-un comprimés actifs, avec hormones, suivis de sept comprimés placebo ; ceci afin de maintenir le réflexe quotidien chez les utilisatrices.

Les “règles” sous pilule sont-elles de vraies menstruations ?

Non, il s’agit d’hémorragies dites de privation, c’est-à-dire de saignements liés à la chute du taux d’hormones, trois à quatre jours après l’arrêt de la pilule. Moins abondants et indolores par rapport aux règles ordinaires, ces saignements varient selon le type de pilule utilisé. Par contre, si des écoulements sanguins surviennent hors période habituelle des “règles” et persistent, il faut consulter : la pilule prescrite est probablement trop sous-dosée en estrogènes.

Y a-t-il des contre-indications à la prise de la pilule ?

La pilule est contre-indiquée chez les femmes présentant une anomalie de la coagulation sanguine, des antécédents de phlébite ou d’embolie pulmonaire, ou des maladies cardiaques prédisposant à la formation de thromboses. D’autre part, l’association pilule-tabac, après 35 ans, est fortement déconseillée !

Membre du jury de la 20ème édition du FIFM, l'écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani revient avec Femmes du Maroc sur son
Le Festival International du Film de Marrakech célèbre, cette année, sa 20e édition. « C’est l’âge où on prend son envol.
Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meriem a présidé, samedi à la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc à Rabat, la
L’écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani fait partie du jury de cette 20e édition du Festival International du Film de Marrakech. Sur
31AA4644-E4CE-417B-B52E-B3424D3D8DF4