L’égalité avant tout !

Pour la 3ème édition des "Marocaines d'ici et d'ailleurs", le CCME a choisi d'aller à la rencontre des femmes d'Amérique. L'événement, qui a eu lieu les 14 et 15 mai derniers à Montréal, a réuni près de 250 femmes. Amina Ennceiri,

FDM : Quelles sont les spécificités des Marocaines
des Amériques ?
Amina Ennceiri : Tout d’abord, l’éloignement exacerbe les difficultés qu’elles peuvent croiser. D’où l’intérêt de ces rencontres qui nous donnent la possibilité d’appréhender concrètement cette problématique. Ce qui émerge également, c’est la diversité socioprofessionnelle, avec des profils différents au Canada, aux Etats-Unis et en Amérique Latine. Il s’agit d’une population plutôt jeune, qualifiée, hautement qualifiée même et avec une expérience professionnelle généralement acquise au Maroc. Une autre caractéristique importante de la communauté marocaine résidant dans cette région du monde par rapport à l’Europe, est qu’il s’agit d’une immigration de peuplement. Les familles s’organisent pour aller s’installer durablement.
De ce fait, l’idée du mythe du retour au Maroc est moins prégnante. Quant à l’émigration féminine en particulier, elle est choisie, et non subie, et généralement motivée par une recherche d’autonomie et d’opportunités professionnelles. Elle est également faite dans le cadre d’un processus d’émancipation et de recherche d’un cadre plus égalitaire en matière de droits. Comment ces échanges se concrétisent-ils
dans la vie de tous les jours? Les différentes éditions ont permis aux participantes d’approfondir leurs connaissances scientifiques, de mieux se connaître, de faire l’état des lieux du chemin parcouru vers l’égalité et des défis qui restent à relever. Elles ont également permis de répondre au besoin de rendre visible la contribution des femmes dans le développement. Ces rendez-vous sont aussi et surtout l’occasion de se rencontrer, d’échanger, de partager et de construire ensemble. Ce que nous avons constaté, c’est que les participantes repartent de ces rencontres pleines de dynamisme, d’énergie, et désireuses de garder le contact entre elles. Ainsi, des réseaux se constituent, des associations se créent,
des partenariats se montent… Quel lien gardent ces femmes entre elles après cette rencontre ? Le CCME sert de levier, de support. Nous proposons le cadre ; ensuite, à charge pour chacune et chacun de s’engager ou non dans cette dynamique. Mais il est clair qu’il faut aller plus loin, car les attentes
sont à chaque fois importantes et la communauté marocaine n’est pas suffisamment organisée pour devenir une force de proposition là où elle réside. Au Canada, par exemple, les Marocains représentent
la première communauté immigrée ; ce n’est pas pour autant qu’ils sont visibles. S’il y a une leçon à retenir de cette rencontre, et cela a été exprimé à plusieurs reprises par les participants, c’est
qu’il faut que les participants s’engagent et soient force de proposition, ce qui permettra
de réfléchir à des réponses concrètes à un problème majeur de la communauté marocaine au Canada ; par exemple, le fort taux de chômage. D’après vos conclusions, quels sont les axes prioritaires des actions à mener ? Trois axes émergent de nos réflexions et de nos travaux. Il s’agit de ceux justement autour desquels s’articule cette rencontre au Canada, à savoir : la lutte contre la discrimination de manière générale, et à l’encontre de la femme migrante en particulier ; l’action citoyenne et l’égalité. Ils sont apparus comme les principaux défis communs à relever pour les femmes marocaines d’ici et d’ailleurs. L’élément qui couvre toutes ces problématiques, de manière transversale, c’est l’agenda de l’égalité,
tout ce qui touche au droit de manière générale.Ces rencontres permettent de mettre en lumière des phénomènes existants mais jusqu’alors invisibles.

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