Kenza Bennis, la boîte à merveilles

Du haut de ses 29 ans, Kenza Bennis est une working girl en puissance. Fascinée par le monde de la beauté, elle a eu l’idée de faire découvrir à des milliers de Marocaines ce qu’offre l’industrie des produits cosmétiques.

C’est ainsi qu’elle lance, en 2012, Bloomingbox.ma, un site d’e-commerce de produits de beauté basé sur les souscriptions. Ainsi, et moyennant un abonnement mensuel de 150 DH, on reçoit chez soi une petite boîte bleue remplie d’échantillons de produits cosmétiques.

Un choix audacieux, compte tenu de l’immaturité du marché marocain, que la jeune femme assume pleinement. “Il est vrai qu’à l’époque, le e-commerce n’était pas vraiment développé au Maroc, mais ça ne m’a pas fait fléchir. Avec 90.000 dirhams en poche, j’ai lancé ce site pour que les consommateurs puissent tester les produits avant de les acheter. Mais je me suis rapidement heurtée à la dure réalité et je me suis rendu compte que les entreprises de cosmétiques n’étaient pas spécialement sensibles à ce modus operandi.

Au début, ils ne voulaient pas coopérer et j’ai dû aller à chaque fois chercher moi-même mes produits”, nous raconte la jeune femme. La voie de la réussite est parsemée d’embûches, et ce n’est pas Kenza Bennis qui dira le contraire. Mais armée de patience et de beaucoup d’acharnement, elle parvient tout de même à redresser son entreprise. “Petit à petit, nous avons réussi à gagner la confiance des distributeurs et avons pu développer des partenariats avec des marques, des moins connues aux plus prestigieuses.

Aujourd’hui, en plus de recevoir nos box, les clients ont également l’embarras du choix en ce qui concerne les produits de beauté”, tient à préciser Kenza. Mais ce n’est pas tout. En effet, la jeune business woman a une autre idée en tête. “Avant de lancer Bloomingbox, j’ai réalisé qu’il n’y avait pas suffisamment de marques marocaines de cosmétiques capables de concurrencer les griffes déjà implantées sur le marché. C’est dommage, car le Maroc a un grand potentiel dans le secteur de la beauté. Nos produits du terroir, comme le ghassoul, l’argan, la rose…, sont une véritable mine d’or pour l’industrie cosmétique.

Je crois que si on arrive à créer un réseau de distribution régional, on pourra ouvrir la voie à la création de marques locales.” La jeune femme ne compte donc pas s’arrêter là et ambitionne déjà de lancer sa propre enseigne de produits cosmétiques.

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