Faut-il avoir peur des islamistes au pouvoir ?

Les libertés individuelles, la culture, le droit à l'avortement, la parité, l'économie en temps de crise, le statut des mères célibataires... autant de sujets sensibles qui nous tiennent particulièrement à coeur et qui font, aujourd'hui plus que jamais, débat. Avons-nous lieu de nous inquiéter de l'islamisation de la politique marocaine ? Des personnalités publiques nous répondent...

Aïcha Ech-Chenna, présidente de l’Association Solidarité féminine.

Je n’ai pas peur d’eux car même s’ils sont au pouvoir, ils ne sont pas le pouvoir. Il y a d’autres formes d’opposition, il y a une constitution qui garantit les droits humains, et puis nous avons aussi Sa Majesté le roi qui est garant de la constitution et de toutes les religions pratiquées dans notre pays. Il y a quelques années, les islamistes m’ont condamnée pour avoir fait découvrir aux Marocains une réalité dérangeante : celle des mères célibataires et de leurs enfants. Même si le PJD ne l’exprime pas clairement, je sais que cette cause noble que je défends dérange les islamistes. Malheureusement, je sais aussi que ces gens sont des hypocrites et qu’ils ne feront rien… Ils veulent bien parler de la veuve et de l’orphelin, mais quand il s’agit des mères célibataires et de leurs enfants, il n’y a plus personne ! Regardez ce qui se passe en Tunisie avec Ennahda qui a déclaré que les mères célibataires sont une honte pour la société tunisienne. Où qu’ils soient, les islamistes sont comme des frères jumeaux car ils sont nés de la même idéologie. Si Ennahda s’exprime en ces termes, il faut se souvenir que les islamistes au Maroc tiennent les mêmes propos depuis bien longtemps. Sauf qu’en ce moment, ils ont l’intelligence de ne pas trop parler. Mais croyez-moi, ils n’en pensent pas moins ! A vrai dire, aucun parti politique n’a jamais osé se confronter à ce grave problème de société, à l’exception de quelques rares personnes qui ont été écartées de la scène politique pour avoir eu l’audace d’essayer de trouver des solutions. Mais si les islamistes, qui ont maintenant le pouvoir, ne font rien pour ces enfants qui représentent aujourd’hui 11.46 % de la population marocaine, ils auront à répondre de leurs responsabilités et en tant que membres d’un parti qui prône la justice. Ils devront rendre des comptes. J’ai confiance dans l’histoire de mon pays qui les rattrapera car, comme le disait si bien Hassan II, “l’histoire est une grande dame, elle n’oublie jamais personne”. Si eux oublient ces enfants, croyez-moi, ceux-ci ne les oublieront pas.

“Il y a quelques années, les islamistes m’ont condamnée pour avoir fait découvrir aux Marocains une réalité dérangeante : celle des mères célibataires et de leurs enfants.”

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