Casablanca, nid d’artistes

Co-écrit par la romancière Leila Slimani et l’essayiste Kenza Sefrioui,"Casablanca, nid d'artistes" est une promenade émotionnelle dans la capitale économique du Maroc, qui nous fait découvrir une ville haute en couleurs et témoigne de son ébullition créative.

Ville aimée,  mais souvent détestée, Casablanca est pourtant  une ville inspirante. « Casablanca, nid d’artistes », le livre co-écrit par Leila Slimani et Kenza Sefrioui nous invite à une plongée dans l’univers émotionnel de près de 150 artistes invités à raconter leur Casablanca et à partager les émotions que leur inspire Casablanca, entre souvenirs, cris du cœur, déclarations enflammées ou coups de gueule.. “Quelle est l’émotion que Casablanca vous inspire ?” est la question récurrente posée à des écrivains, musiciens, cinéastes, comédiens, photographes, plasticiens, danseurs, performeurs.
Aux témoignages émotionnels des artistes répondent les photographies de Cécile Tréal et Jean-Michel Ruiz. « Nous avons voulu montrer un Casablanca que les gens ne connaissent pas ». Entre textes, photographies et œuvres d’arts, Casablanca Nid d’Artistes nous invite à une exploration inédite et poétique de la capitale économique du Royaume. Édité par Malika Editions, « Casablanca, nid d’artistes » a été réalisé avec le soutien de la Fondation BMCI. À noter que depuis plus de 15 ans, la BMCI s’engage pour la sauvegarde du patrimoine culturel marocain à travers sa politique de mécénat en faveur de l’édition de livres d’art.

« Casablanca, nid d’artistes », Malika Editions, -344 pages

 

 

Extraits :

Superlatif

« Casablanca est une pulsion, ne cesse de dessiner de nouvelles frontières. Chaotique et populaire, elle est dotée d’une énergie propre et d’un langage urbain à part entière. Casablanca m’a toujours fait penser à quelque chose de superlatif, d’incommensurable. C’est un défi, un parti pris. Une réponse à l’incertitude de l’avenir. »

Zakaria Aït Wakrim (photographe)

Dégoûtage

« Énergie, amour, haine, fascination… Casa, c’est tout ça. C’est chaotique et plein d’énergie, pénible et fascinant. Tu es contraint dans tes sens, parce que ça pue, parce que tout le monde est les uns sur les autres. Oui, les rapports sont brutaux, mais ils sont basés sur qui tu es, et pas d’où tu viens depuis trois générations. Casa est à l’opposé des autres villes, où les rapports sont très figés, où le rapport à l’autorité n’est pas le même. Elle te donne l’anonymat, la liberté, la mixité sociale. »

Reda Allali (chanteur du groupe Hoba Hoba Spirit)

La ville du non fini

« Casa est pour moi la ville du « non fini », de l’impatience, du mouvement et de l’imperfection. Constamment perfectible, elle est la définition du paradoxe, tel un phoenix, VIVANTE. »
Zineb Andress Arraki (photographe)

Multiples possibles

« Casa est propice à la multiplication des possibles : elle attise la violence autant que l’amour, crie les inégalités, génère des frustrations ; elle m’enchante, m’effraye, m’émeut. J’ai besoin de la retrouver dans son centre, marcher, pour voir, sentir, et écouter son pouls. Sinon c’est elle qui me rejette, comme un corps étranger, qui me revient monstrueuse. Je l’aime quand elle brave les interdits, libère les contradictions, foisonne dans la création, noie les chagrins dans des tuyaux de fortune, et brûle dans la fraîcheur océanique… »

Amal Ayouch (conteuse et comédienne)

Vibrantes périphéries

« Casa est violente, insolente, sale, bruyante, agressive, autant que généreuse et inspirante. L’air qui la traverse est tout aussi pollué que rempli d’une énergie vibrante qui me donne envie de voler au-dessus des immeubles et de la voir se mouvoir de tout en haut. Casa est faite de galaxies multiples qui s’entrechoquent, se nourrissent l’une l’autre. J’ai aimé cette ville par sa périphérie, par la rage, les cris qui s’en dégagent, par les rencontres qu’on y fait et qui nous gardent attachés. Attachés et en vie. »

Nabil Ayouch (réalisateur)

Hybride

« Casablanca, j’adore et je déteste à la fois. J’aime son humidité, son âpreté, ce bruit et ce brouillard la nuit, presque apocalyptique. C’est une ville folle, comme peuvent l’être Beyrouth ou Rio. Elle ressemble à Los Angeles, pour sa lumière très particulière sur l’océan et son mode de vie – le conservatisme en plus, et la difficulté pour une femme d’être dans l’espace public. C’est presque un anti Paris, car la rue y est plus colorée, plus surprenante et aussi plus violente. Ni marocaine, ni française, c’est une ville qui casse les stéréotypes. Une ville hybride. »

Laila Marrakchi (réalisatrice)

Lumières

« La nuit, Casablanca est bleue. La lumière est ce qu’il y a de plus intéressant à Casa. C’est sans doute une des plus belles lumières du monde. Violette au coucher du soleil. Dans la journée, on retrouve cette lumière blanche qui a sans doute donné son nom à la ville. Quand on est un peu en hauteur, à un étage élevé, on voit un halo blanc habiller les immeubles et même les bâtiments les plus décrépits paraissent nimbés par cette auréole de blancheur. Il y a un manteau de brouillard qui enveloppe la ville et qui change de couleurs au fur et à mesure de la journée. »

Sonia Terrab (auteure)

Malika Slaoui, éditrice de Casablanca, Nid d’artistes.

 

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