Aïcha Lokhmas

Militante passionnée des droits des femmes, Aïcha Lokhmas continue son combat, mais cette fois-ci, en tant que tête de liste nationale de l'USFP.

FDM : On connaît votre engagement pour la cause féminine. Est-ce ce qui vous a conduite à vous engager politiquement ou le contraire ?

Aïcha Lokhmas : En fait, mon combat pour la cause féminine et mon engagement politique se sont faits simultanément, et non pas d’une manière dissociée. J’ai toujours considéré la cause des femmes comme une affaire qui concerne la société dans sa totalité, et qui se place au coeur de la lutte pour la démocratie. Depuis le lancement du mouvement féministe, nous avons toujours été très critiques vis-à-vis de cette attitude qui considère que les conditions des Marocaines s’amélioreront au fur et à mesure du développement de la société, et du pays en général. Nous avons toujours rejeté ce regard réducteur qui veut que le mouvement féministe soit isolé de l’action sociale globale.

Lors de la campagne électorale, avez-vous remarqué un changement dans le rapport des citoyens avec les candidates ?

Tout d’abord, nous avons remarqué une réelle volonté des citoyens, notamment les jeunes, de débattre du programme électoral. On nous a posé beaucoup de questions sur le bilan de l’action des partis représentés dans le gouvernement. En ce qui concerne ma campagne en tant que femme, j’ai remarqué un accueil favorable pour ma candidature. Les citoyens, hommes et femmes, se sont en effet montrés plus ouverts et plus réceptifs à cette participation féminine.

“MA CANDIDATURE EST L’ABOUTISSEMENT D’UN LONG COMBAT POUR LES FEMMES.”

Quel est l’intérêt de participer à des législatives ? N’auriez-vous pas préféré figurer sur une liste locale ?

Ma candidature à la tête de la liste nationale a un sens très particulier. Parmi ses spécificités, on retrouve le fait qu’elle constitue l’aboutissement de mon long combat pour les femmes, que ce soit dans le champ politique ou associatif. Pour moi, la liste nationale a la responsabilité de continuer la lutte pour la cause des femmes et de transmettre leurs attentes au Parlement. En plus, bien entendu, de sa mission initiale de représentation des citoyens, qu’ils soient hommes ou femmes.

Vous faites actuellement partie de l’instance exécutive de l’USFP. Comment vivez vous votre engagement de femme aux côtés d’hommes qui veulent toujours jouer le premier rôle ?

Depuis mon élection en tant que membre du bureau politique du parti, lors du huitième congrès national, je n’ai jamais ressenti la moindre disparité basée sur le genre avec les autres militants. Je m’acquitte de mes tâches d’une manière tout à fait normale, tout comme le reste des membres. Il est vrai que la pratique de la politique a été taillée à la mesure des hommes, mais cela est le cas dans le monde entier. En revanche, cette pratique a commencé à se féminiser depuis un bon moment déjà, grâce à l’implication de plus en plus massive des femmes.

Comment expliquez-vous cependant que les femmes, tout en réclamant le droit à l’égalité, se fassent toujours désirer sur le plan politique ?

Réclamer l’égalité est une chose, mais arriver à la réaliser d’une manière effective en est une autre. Cela nécessite une lutte acharnée et continue sur le plan législatif, mais surtout sur le plan des mentalités. Accéder à l’égalité nécessite par ailleurs de faire évoluer le pays vers un niveau supérieur en matière de développement économique, social, politique et culturel. Il ne faut pas se leurrer :  changer cette culture traditionnelle et machiste qui s’est incrustée depuis des siècles ne se fera pas du jour au lendemain, ni au seul moyen des revendications. â– 

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