Accros aux sensations fortes

Tam, Amel, Meriem, Cheymaa et Ghizlane... des jeunes femmes actives, bien dans leurs baskets et addicts aux sports extrêmes. Le danger, elles le côtoient à chaque fois qu'elles s'adonnent à leurs passe-temps favoris ; et la mort, elles l'ont frôlée à bien des reprises. Entre ciel, terre et mer, FDM est parti à la rencontre de ces femmes hors du commun pour qui les limites sont faites pour être dépassées.

Tam Kaghat et Amel Adyel Le duo de choc

Sur terre, dans les airs, dans l’eau ou en plein désert… ces deux-là sont des accros aux sensations fortes. Tam et Amel, c’est un duo pas comme les autres : deux femmes qui aiment se faire bichonner pendant leur temps libre, mais qui ont aussi besoin de montées d’adrénaline pour se sentir vibrer. Leur dernier défi ? Le Rallye Aïcha des Gazelles 2012. Impossible de passer à côté de l’un des deux seuls équipages marocains de cette grande aventure.

FDM : Quelles sont les activités que vous pratiquez pendant votre temps libre ?

Tam : Périodiquement, j’aime m’évader dans la nature et découvrir des coins perdus de notre pays en tentant de nouvelles expériences : wakeboard, saut en parachute, tyrolienne… et la liste est encore longue. Ma dernière folie en date est ma participation au Rallye Aïcha des Gazelles 2012.

Amal : Dès que j’ai la possibilité de me libérer pour un week-end prolongé, je m’échappe en escapade découverte. C’est ma façon à moi de ne pas tomber dans la routine.

Pourquoi ce goût prononcé pour les sports d’endurance ou extrêmes ?

Tam : Je suis assez curieuse et aventurière dans l’âme. Dès mon plus jeune âge, prendre le manège le plus compliqué du parc était ce qui me faisait le plus plaisir… Le pire, c’est que je continue de le faire encore adulte. L’idée de découvrir de nouvelles sensations et vivre de fortes montées d’adrénaline est en soi une motivation pour moi. Il y a un an et demi, j’ai commencé par le saut en parachute en tandem, qui m’a donné envie de faire ma certification pour sauter en solo. Ensuite c’était le rallye, une aventure unique dans des conditions extrêmes.

Amal : J’ai toujours été attirée par les sports où il y avait un défi à relever. C’est une manière pour moi de repousser mes limites encore plus loin. Je pratique différents sports depuis toute petite : football, basketball, judo, capoeira, course à pied et ski nautique. Il y a trois ans de cela, un ami m’a parlé du marathon de Marrakech et m’a convaincue de tenter ma chance. L’été dernier je me suis mise au kitesurf.

Racontez-nous votre plus grosse frayeur…

Tam : C’était au moment de faire mon premier saut en parachute. L’avion montait et je ne réalisais pas à quel point c’était haut. Le moniteur discutait avec moi, faisant en sorte de me distraire, tandis que j’évitais de regarder par le hublot. A l’instant même où la porte de l’avion s’est ouverte, j’ai réalisé qu’on était à 4 km de hauteur et qu’il fallait que j’avance pour me jeter dans le vide ! Le moniteur m’a demandé d’avancer doucement et de m’installer au bord pour me préparer à sauter… J’ai avancé si lentement que même une tortue aurait fait plus vite que moi (rires). Le grand moment de frayeur est celui qui a suivi, quand je me suis retrouvée à l’extérieur de l’avion. Ça a duré une minute… qui m’a paru une éternité ! Je pense que je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. C’était tout simplement géant !

Amal : La première fois que j’ai fait le “kamikaze”, c’était dans un parc aquatique en descendant d’un toboggan. J’ai fait un démarrage en douceur, et puis une descente à 90 degrés à grande vitesse. J’arrive en haut, je me lance et je me rends compte très rapidement que je suis dans le vide en étant un peu décalée de la piste. Quelques instants de panique qui m’ont paru interminables. J’ai eu la chance d’effleurer le bord du toboggan pour me remettre dedans. Je m’en suis sortie avec quelques bleus et un maillot déchiré !

Et votre plus beau souvenir…

Tam : Le plus marquant est celui de la chute libre. Ça dure en moyenne une minute et vous réalisez que vous êtes en train de voler au vrai sens du terme… Vous pivotez et vous vous éclatez dans les airs en descendant à une vitesse avoisinant les 200 km/h avant l’ouverture du parachute. Un sentiment de liberté hors norme ! J’essaie de trouver les mots, mais c’est indescriptible. Je pense qu’il faut le faire au moins une fois dans sa vie.

Amal : Mon plus beau souvenir, c’était lors de mon premier marathon. Je n’avais pas eu assez de temps pour me préparer, mais je tenais à y participer quand même. Au 15ème km, la fatigue a pris le dessus et je ne me sentais plus le courage de continuer. Au moment où j’avais décidé de m’arrêter, j’ai vu débarquer une dizaine d’enfants me hurlant des encouragements et courant à mes côtés ! C’était tellement touchant et énergisant… Continuer devenait une obligation, car je ne supportais pas l’idée de les décevoir.

Vous faites partie de l’un des rares équipages marocains du Rallye Aïcha des Gazelles. Qu’est-ce qui vous a motivées à y participer ?

 Tam : On suit toutes les deux cette aventure depuis des années à la télé avec une réelle envie d’y participer. Notre rencontre a été décisive pour franchir le pas : nous sommes sur la même longueur d’onde et nous partageons les mêmes passions. Nous participons à ce rallye pour une multitude de raisons : vivre une aventure unique, se dépasser, partager de nouvelles expériences et découvrir notre pays tout en aidant la population locale via la caravane médicale du rallye.

Comment s’est passée votre préparation ? (entraînement, stage, logistique, sponsors…)

Tam : La logistique, la recherche de sponsors et partenaires sont d’excellents exercices avant le démarrage du rallye. Ça met l’équipe face à des choix stratégiques, mais aussi face à plusieurs difficultés. Le plus dur était de trouver des sponsors. Et une fois le budget ficelé, on fait face à un nouveau stress : comment s’organiser et tout boucler à temps ? Les stages de conduite et de navigation étaient une réelle partie de plaisir. Fatigants certes, mais très riches. Pour le reste, il faut une organisation sans faille, un partage des tâches et surtout du temps.

Amal : Notre préparation était courte et intense, vu qu’elle s’est étalée sur trois mois seulement. Pour la recherche des sponsors, on a démarré par nos entreprises respectives qui ont répondu rapidement présentes à l’appel en nous soutenant financièrement, moralement, mais aussi sur le plan logistique. On a également démarché nos amis et nos connaissances qui nous ont donné accès aux décideurs. Ensuite, on a effectué des stages comprenant un perfectionnement de la conduite, les notions de base en navigation à l’ancienne et de la mécanique. La logistique globale de l’événement est stressante, mais ça reste une excellente préparation pour ce qui nous attend dans le désert. â– 

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