4 Marocaines au Marathon des Sables. Portrait n°2 : Houda Taoufiq

Ranger ses baskets dans le placard, c’est impensable pour Houda Taoufik. La course, c’est son moment, mais elle le sait, il n’est pas accessible à toutes les femmes. Entre le temps à y consacrer, le coût et les sponsors assez rares, la sélection se fait déjà à cet étape-là…

Houda Taoufiq a démarré la course à 12 ans et depuis, elle ne s’est plus arrêtée. A son compteur, 3 semi-marathons, 4 marathons, 17 trails et une deuxième participation cette année au Marathon des Sables. « L’an dernier, j’ai été classée 407ème sur 1 200 coureurs, et 44e sur les 200 femmes environ qui y participaient », détaille-t-elle fièrement. Pour cette femme de 50 ans, courir au Marathon des Sables est un mélange de plaisir et de dépassement de soi mixé à une expérience humaine. « Lorsqu’on monte les tentes à la fin de chaque étape, tout le monde s’entraide malgré la fatigue », explique cette assoiffée de sport qui a également pratiqué le cross et la natation. Mais c’est la course à pied qui lui correspond le mieux. « Vous savez, les femmes marocaines n’arrêtent pas, rappelle Houda. Elles travaillent et doivent s’occuper des enfants et de la maison. » En clair, un planning surchargé.

« Avec une telle vie, on s’oublie, et pour moi, la course me permet de me retrouver en tant que femme, décrit-elle.  Je suis seule avec moi-même, je réfléchis, et je vois mon corps changer. Je prends soin de lui quand je rentre chez moi en prenant le temps de me passer de la crème. » Des retrouvailles permises avec le sport. « Mais la course à pied telle que je la pratique n’est pas accessible à toutes les femmes, se désole-t-elle. Il y en a qui ont envie mais ne peuvent pas car leur mari n’est pas à leurs côtés pour prendre par exemple le relais avec les enfants. Et il y en a d’autres qui n’ont pas les moyens. » Car lorsqu’on prend goût à la course, on a de plus en plus envie de la pratiquer et, à un moment donné, de se lancer dans la compétition. « On doit changer de baskets tous les 6 mois ou aller voir un kiné pour récupérer, explique-t-elle, sans oublier de mentionner le coût des inscriptions et en particulier celui du Marathon des Sables : « C’est 3 200 euros. Je ne critique pas le prix car il y a toute une organisation derrière. En revanche, il y a problème des sponsors au Maroc ! J’en ai cherchés et rien ! Les femmes étrangères, elles, en ont ! Ici, ils n’ont pas compris que même si on n’est pas premières, on arrivera tout de même à finir la course avec leurs logos sur le dos ». Et termine par dire : « Si l’année prochaine, je n’en trouve pas, je ne me lancerais pas de nouveau dans le Marathon des Sables qui est pourtant une course unique ! Je préfèrerais alors découvrir d’autres sites à l’étranger. »

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