3 questions à Aïcha Ech-Chenna

Intervenue dans le cadre du débat autour de "La Méditerranée au féminin", Aïcha Ech- Chenna, notre mère Thérésa à nous, nous livre son point de vue sur l'actualité du moment.

FDM : Qu’avez-vous pensé du discours royal du 17 juin ?

Aïcha Ech-Chenna : Les réformes annoncées me suffisent. J’ai entendu que désormais, l’égalité entre hommes et femmes était de rigueur et je suis vraiment soulagée car j’avais très peur que cette réforme ne passe pas. Mais, comme vous le savez, il y a la loi d’un côté et il y a les mentalités de l’autre. Je pense qu’une constitution

ne doit pas rester figée, car la société d’aujourd’hui n’est pas celle de demain et les jeunes de demain n’auront

pas les mêmes aspirations que ceux d’aujourd’hui. Si on veut que le Maroc puisse continuer à bien vivre, la constitution doit pouvoir encore être modifiée dans 10, 15 ou 20 ans.

Les associations ne se substituent-elles pas un peu trop à l’Etat ?

Nous sommes censées, nous les associations, être présentes en tant qu’observateurs de la société, mais nous ne sommes pas censées faire le travail que nous faisons actuellement. J’estime que ce n’est pas à moi de créer des projets générateurs de revenus pour que les mamans puissent gagner leur vie. Elles devraient pouvoir jouir de leurs droits sans que j’aie à intervenir. Une association doit être à l’écoute de la société, et informer les pouvoirs publics de ce qui ne va pas sur le terrain, mais ce n’est pas à moi de fabriquer une vie pour un enfant

! Pour le moment, oui, nous nous substituons à l’Etat. Je dis souvent que nous sommes un laboratoire  d’observation, une transition. C’est à nous les associations et à vous les médias de le faire à leur place

pour attirer leur attention.

L’affaire de pédophilie dénoncée par Luc Ferry, qu’en pensez-vous ?

La pédophilie, ça fait très longtemps que ça existe au Maroc et FDM avait d’ailleurs soulevé le sujet en parlant  des enfants marocains qui partent au Moyen-Orient et sont utilisés par les Moyens-orientaux qui viennent aussi au Maroc faire la fiesta en se livrant à des actes pédophiles. Une gynécologue de ma connaissance a reçu dernièrement dans son cabinet une petite fille complètement abîmée par un viol commis par un Moyen-oriental. Cette petite a été achetée à sa mère pour je ne sais combien de millions ! Il y a la pédophilie dont on ne parle

pas, celle que cautionnent ces mères qui vendent leurs enfants parce qu’elles sont acculées par la misère. La pédophilie, il faut en parler comme il faut, telle qu’elle est et non pas parce qu’un Strauss-Khan a fait ou pas telle ou telle chose et qu’il y a eu ensuite des réactions de ses collègues ministres qui ont voulu davantage enfoncer le clou… Il y a un problème grave dans notre pays : on y achète des enfants.

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