Nora Skalli : “Dar Nsa défend des thématiques qui touchent à l’humanité”

Compositrice, interprète et réalisatrice, Nora Skalli est une artiste polyvalente qui bouscule les clichés. Dans cette interview, elle nous parle de son rôle dans “Dar Nsa” (Maison des femmes), une série diffusée par la chaîne Al Aoula pendant Ramadan.

La série “Dar Nsa” promeut-elle une idéologie féministe ?

La série ne défend ni une idéologie féministe ni une perspective uniquement féminine. Elle aborde des thématiques qui touchent à l’humanité dans son ensemble, sans distinction de genre. Les événements de la série, centrés sur le viol et l’inceste, invitent à réfléchir sur la famille, le rôle de protection et les réactions face à de telles situations, en particulier du point de vue maternel. Nous mettons en avant l’importance de la justice et du respect des lois, sans chercher à éviter les conséquences, mais en adoptant une approche humaine.

Vous incarnez Amina, un personnage charismatique. Est-ce une qualité que vous recherchez chez vos personnages ?

Je préfère éviter les rôles de personnages faibles. Pour moi, l’art et le théâtre offrent une plateforme de rêve pour les spectateurs, où la force et la résilience sont valorisées. En mettant en scène des personnages confrontés à des défis et faisant preuve de courage, je souhaite inspirer le public à s’identifier à des figures courageuses. Il est essentiel que mes personnages ne représentent pas la faiblesse, surtout dans un contexte qui devrait nourrir les aspirations.

Cela contribue-t-il à promouvoir une image positive des femmes dans la société ?

Je refuse de renforcer les clichés répandus dans nos vies, dans nos cercles familiaux, et dans la société en général. Il arrive parfois que nous nous sentions frustrés, abattus ou tristes, mais cela ne devrait pas être perçu comme la norme pour les femmes. En d’autres termes, je crois qu’il est important de ne pas présenter systématiquement les femmes comme étant fragiles ou vulnérables, car cela ne reflète pas la diversité et la force des femmes dans la société.

Vous êtes également scénariste pour “Dar Nsa”. Est-ce un défi de jongler entre ce rôle et celui d’actrice ?

 Jongler entre les deux est très exigeant, très éprouvant. Le processus d’écriture ne s’arrête pas avec le début du tournage, au contraire. De plus, je dois coordonner les dialogues pour chaque scène de chaque épisode, ce qui peut nécessiter des réécritures simultanément avec le tournage et pour les scènes à venir. C’est un processus très épuisant, et à la fin du tournage, je suis souvent très fatiguée, tant mentalement que physiquement.

Comment vous préparez-vous pour le tournage ?

En tant que scénariste, je commence toujours par l’écriture. Ensuite, le travail devient plus fluide lorsque je m’immerge dans les univers où évolueront les personnages du scénario. Pour ce qui est de mon rôle d’actrice, chaque scène est préparée avec minutie, en puisant dans mes expériences personnelles et les événements que j’ai vécus ou observés de près. Parmi les techniques que j’utilise également, il y a ce que nous appelons les “moments de grâce”, où nous incarnons la scène dans une interaction avec l’autre d’une manière qui produit une performance intense et des émotions inattendues, ce sont autant de cadeaux…

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