Vieillir en bonne santé : ce que la science appelle désormais le “healthspan”

Vivre plus longtemps ne suffit plus. Aujourd’hui, la recherche s’intéresse surtout à la durée pendant laquelle nous restons en bonne santé, autonomes et actifs. Un concept central en médecine du vieillissement, appelé healthspan, qui redéfinit notre rapport à l’âge.

Pendant des décennies, l’objectif a été d’augmenter l’espérance de vie. Mission accomplie. Mais les chercheurs constatent désormais un décalage croissant entre les années vécues et les années vécues en bonne santé.
Une vaste analyse publiée dans JAMA Network Open, portant sur plus de 180 pays, montre que cet écart atteint en moyenne près de dix ans : une période durant laquelle les maladies chroniques, la perte de mobilité ou la dépendance deviennent plus fréquentes.

Pourquoi le corps vieillit-il “mal” ?

Dans la littérature médicale, le healthspan désigne la période de la vie passée sans maladies majeures ni incapacités liées à l’âge. Ce concept est aujourd’hui largement utilisé en gérontologie et en biologie du vieillissement, notamment dans des revues comme The Lancet et Nature Aging. L’enjeu n’est plus seulement de retarder la mort, mais de retarder l’apparition des maladies liées à l’âge.

Les recherches en biologie cellulaire ont identifié plusieurs mécanismes clés du vieillissement : inflammation chronique de bas grade, stress oxydatif, dérèglements métaboliques, perte progressive de la masse musculaire et altération des fonctions cognitives. Ces processus, décrits notamment dans Nature Reviews Molecular Cell Biology, s’installent bien avant la vieillesse, parfois dès la quarantaine.

Contrairement aux idées reçues, le vieillissement en mauvaise santé n’est pas une fatalité génétique. De nombreuses études montrent que les habitudes de vie influencent fortement le healthspan.
Des travaux publiés dans The American Journal of Clinical Nutrition, Circulation et The Lancet Public Health soulignent l’impact majeur de l’activité physique régulière, du sommeil, de la gestion du stress et de la prévention des maladies métaboliques.

Le muscle, clé du healthspan

Longtemps sous-estimée, la masse musculaire est aujourd’hui considérée comme un indicateur central du vieillissement en bonne santé. Des études parues dans BMJ et Journal of Gerontology montrent que la force musculaire est fortement corrélée à l’autonomie, à la prévention des chutes et à la longévité fonctionnelle.

Vieillir en bonne santé, c’est également préserver ses fonctions cognitives. Les neurosciences montrent que l’apprentissage continu, la stimulation intellectuelle et les relations sociales protègent le cerveau du déclin.
Des recherches publiées dans Nature Human Behaviour et The Lancet Neurology mettent en évidence le rôle délétère de l’isolement social sur le vieillissement cérébral.

Un enjeu de santé publique

Le healthspan est devenu un sujet central pour les systèmes de santé. L’Organisation mondiale de la santé, dans ses rapports sur le vieillissement actif, insiste sur l’importance de prévenir plutôt que traiter, afin de réduire le poids des maladies chroniques liées à l’âge.

Les chercheurs sont aujourd’hui unanimes : il est possible d’allonger significativement les années vécues en bonne santé. Des bénéfices sont observés même lorsque des changements de mode de vie interviennent tardivement, y compris après 60 ou 70 ans, comme le montrent plusieurs études longitudinales publiées dans Nature Medicine. Le véritable défi du vieillissement n’est donc plus de vivre plus longtemps, mais de vivre mieux. Avec le healthspan, la science nous invite à repenser l’âge non pas comme un déclin inévitable, mais comme une trajectoire sur laquelle il est encore possible d’agir.

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