Dans une analyse publiée le lundi 14 septembre, Gavi précise que ces vaccins de nouvelle génération pourraient représenter une avancée majeure dans la lutte contre la tuberculose, qui demeure l’une des principales maladies infectieuses mortelles dans le monde.
Ces nouveaux vaccins pourraient également contribuer à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.
Dans un communiqué, Gavi appelle toutefois à agir dès maintenant afin de permettre aux pays les plus touchés d’accéder à ces vaccins en quantités suffisantes, à un prix abordable et de manière prévisible.
« Les nouveaux vaccins contre la tuberculose pourraient devenir le prochain outil d’immunisation à succès majeur, mais ils ne réaliseront leur potentiel que si nous pouvons garantir une offre suffisante, prévisible et abordable pour les pays qui en ont le plus besoin », a déclaré la directrice générale de Gavi, Sania Nishtar.
En 2024, 10,7 millions de cas de tuberculose et 1,2 million de décès ont été recensés dans le monde. La charge de la maladie pèse essentiellement sur les pays à revenu faible et intermédiaire, qui concentrent une grande partie des décès.
Selon sa feuille de route sur la préparation du marché pour les nouveaux vaccins antituberculeux, la demande des pays à revenu faible et intermédiaire pourrait atteindre en moyenne 86 millions de doses ou de schémas vaccinaux par an, avec des besoins particulièrement élevés au cours des premières années de déploiement.
Le seul vaccin actuellement homologué, le BCG, est utilisé depuis plus d’un siècle. Il protège principalement les nourrissons et les jeunes enfants contre les formes graves de la maladie. Toutefois, son efficacité diminue avec l’âge, laissant notamment les adolescents et les adultes vulnérables à la tuberculose pulmonaire infectieuse.
Alors que certains candidats pourraient obtenir une autorisation réglementaire d’ici la fin de la décennie, Gavi identifie plusieurs obstacles susceptibles de ralentir leur déploiement. Il s’agit notamment des incertitudes concernant les recommandations d’utilisation, le financement national et international, ainsi que des investissements des fabricants, qui restent difficiles à anticiper en raison d’une demande encore incertaine.
L’organisation entend donc travailler avec ses partenaires afin de garantir une offre suffisante, abordable et durable, de favoriser une large utilisation de ces vaccins dans les programmes de vaccination de routine et les campagnes de rattrapage, et d’encourager un portefeuille diversifié et concurrentiel de candidats-vaccins répondant aux besoins et aux préférences des pays.