Des chercheurs de l’Université de Stanford et du National Institutes of Health ont mené un essai clinique sur deux groupes de volontaires. Tous ont consommé le même nombre de calories. La différence ? L’un s’est nourri de produits industriels tels que les plats préparés, les céréales, les boissons sucrées, les biscuits emballés, etc. tandis que l’autre a suivi un régime à base d’aliments frais. En trois semaines, les résultats étaient sans appel : prise de masse grasse, déséquilibre hormonal, perturbations du métabolisme, et une altération de certains marqueurs inflammatoires chez le groupe “junk food”.
Autrement dit, ce n’est pas seulement la quantité qui compte, mais la nature même de ce que l’on mange. Les procédés industriels, les additifs, les sucres cachés et les arômes modifient la façon dont notre organisme réagit à la nourriture. Selon la revue Nature Reviews Endocrinology (2025), ces produits brouillent les signaux de satiété, perturbent le microbiote intestinal et entraînent une réponse hormonale anormale. On mange plus vite, on digère moins bien, on stocke davantage. Et cela, même chez les personnes minces.
L’étude de Stanford sonne donc comme un rappel utile : trois semaines suffisent à détraquer ton corps, mais trois semaines peuvent aussi suffire à le réparer. Manger mieux, ce n’est pas cuisiner des heures. C’est simplement revenir à l’essentiel : des produits bruts, peu transformés, de saison. Une tomate, un œuf, une huile d’olive. Le vrai luxe, aujourd’hui, c’est peut-être simplement de savoir ce qu’on met dans son assiette.