Maroc : Le divorce dépasse les 154.000 affaires en 2025

Le nombre d’affaires de divorce et de dissolution du mariage a progressé de 4,38 % au Maroc en 2025, atteignant 154.377 dossiers, indique le rapport annuel du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).

Le divorce continue de représenter un enjeu majeur pour la famille marocaine. En 2025, les juridictions du Royaume ont enregistré 154.377 affaires de divorce et de dissolution du mariage, contre 147.895 en 2024, selon les chiffres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. 

Dans le détail, les procédures de dissolution du mariage représentent la majorité des dossiers. Le « chiqaq », invoqué en cas de discorde entre les époux, demeure le principal motif de recours à cette procédure, tandis que le divorce par consentement mutuel domine les affaires de divorce au sens strict.

La fragilité des unions se manifeste également au début de la vie conjugale. D’après les données de l’Enquête nationale sur la famille 2025 du HCP, le taux de divortialité atteint 26,8 pour mille durant les deux premières années du mariage, contre une moyenne nationale de 3,6 pour mille. 

Ces chiffres mettent en lumière l’ampleur des procédures matrimoniales au Maroc et soulèvent la question des facteurs susceptibles de fragiliser les unions dès leurs premières années, dans un contexte où les réalités familiales et sociales continuent d’évoluer.

Selon Jihad Ghannaj, consultante en communication relationnelle et familiale, des difficultés peuvent apparaître dans un couple lors du passage de la période des fiançailles à la vie conjugale, après la naissance des enfants, ou lorsque la répartition des rôles et des responsabilités au sein de la famille évolue. 

“En réalité, le couple devrait idéalement consulter un conseiller conjugal avant d’en arriver au point où les deux partenaires ne parviennent plus à communiquer, où chaque discussion se transforme en conflit, ou lorsque la relation risque de conduire à une séparation ou à un divorce”, insiste-t-elle. 

Le rapport du CSPJ révèle que les procédures fondées sur d’autres motifs demeurent peu nombreuses. Parmi elles, 531 affaires concernaient l’absence du conjoint et 456 le préjudice subi. Le défaut de prise en charge financière a donné lieu à 20 dossiers, contre 32 liés à un vice ou à un défaut. L’abstinence conjugale et l’abandon du domicile familial ont, quant à eux, fait l’objet de onze affaires. Enfin, un seul dossier portait sur le non-respect d’une clause du contrat de mariage par l’époux. 

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