Après plusieurs années marquées par une pression hydrique persistante, les barrages du Maroc retrouvent des couleurs. Les précipitations abondantes enregistrées au cours de ces dernières semaines ont permis une amélioration significative des réserves d’eau à l’échelle nationale, traduisant un retournement de tendance particulièrement attendu.
À la date du 28 janvier 2026, les barrages du Royaume stockent près de 9,2 milliards de mètres cubes d’eau, soit un taux de remplissage de 55,2%, contre seulement 27,6% à la même période de l’année précédente. En un an, les réserves ont ainsi quasiment doublé, marquant un tournant après plusieurs années de sécheresse.
Cette amélioration concerne la majorité des bassins, avec une dynamique particulièrement favorable dans le Nord et le Centre. Le bassin du Sebou concentre le volume le plus important, avec plus de 3,8 milliards de mètres cubes et un taux de remplissage proche de 69%. Le barrage Al Wahda, ouvrage stratégique pour l’irrigation et la protection contre les crues, dépasse à lui seul les 2,5 milliards de mètres cubes stockés, affichant un niveau largement supérieur à celui de l’an dernier.
Le bassin du Loukkos affiche également une situation très confortable, avec un taux de remplissage supérieur à 71% et plusieurs barrages totalement remplis. Dans le bassin du Bouregreg, les retenues frôlent la capacité maximale, assurant une sécurité accrue pour l’alimentation en eau potable de l’axe Rabat-Casablanca.
D’autres régions enregistrent des niveaux encourageants, notamment Tensift et Souss-Massa, tandis que les bassins de l’Oum Er-Rbia, du Draa-Oued Noun ou de la Moulouya, bien qu’en progression, restent à des niveaux plus modestes.