Pour les organisations de la société civile, l’accès aux financements n’a jamais été aisé. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est en train de changer la donne en ouvrant de nouvelles perspectives, notamment à travers la réduction drastique du temps de préparation des dossiers, une meilleure identification des opportunités et le développement d’outils de matching.
30 à 50 heures,c’est le temps que consacre en moyenne une ONG à la rédaction d’un dossier de financement. Grâce à l’IA, ce délai peut être réduit à quelques minutes, précise-t-on lors de la conférence AI FOR IMPACT.
Partout dans le monde, les organisations associatives consacrent un temps considérable à la recherche et à la rédaction de dossiers de financement, avec un taux de succès souvent incertain. Le guideline type d’un bailleur de fonds dépasse 340 pages, ajoute-t-on.
“Aujourd’hui, le principal frein pour les ONG n’est plus le manque de financement, mais l’accès à ce financement. L’IA est en train de redistribuer les cartes : celles qui sauront s’en saisir auront un avantage décisif, les autres risquent de décrocher”, affirme Dr. Nizar Chaari, fondateur d’EPIK Leaders.
NOVAI : de 50 heures de travail à quelques minutes
Présentée lors de la conférence par ses cofondateurs Liwaa Awar (CTO) et Jawad Moghraby (CBO), la plateforme NOVAI illustre concrètement l’apport de l’IA pour les ONG : une base de données de financements mise à jour quotidiennement, un système de matching intelligent évaluant l’éligibilité de chaque organisation, un assistant IA pour générer et personnaliser les propositions (budget, résultats, livrables inclus) et une validation par des experts humains.
“Aucune idée porteuse de changement ne devrait rester sans financement en raison d’un accès limité à l’information ou à l’expertise”, indique Feryal El Moghraby, fondatrice de NOVAI.
Organisée en marge du GITEX Africa, la conférence AI FOR IMPACT reflète la montée en puissance du Maroc comme hub technologique africain, en particulier sur les usages concrets de l’intelligence artificielle.
L’événement s’inscrit dans la dynamique panafricaine portée par EPIK Leaders depuis sa création en janvier 2025, un mouvement qui rassemble aujourd’hui plus de 50.000 membres et 550 clubs actifs dans 15 pays africains.