Le Maroc a perdu ce 30 janvier l’une de ses plus grandes figures artistiques. Abdelhadi Belkhayat, monument de la chanson marocaine, est décédé ce vendredi soir à l’hôpital militaire de Rabat, des suites d’une longue maladie, selon des informations concordantes relayées par plusieurs médias nationaux.
Né en 1940 à Fès, Abdelhadi Belkhayat a marqué le paysage musical marocain grâce à une voix profonde et chaleureuse. Il a débuté sa carrière dans les années 1960 et s’est rapidement imposé comme l’un des piliers de la chanson marocaine, aux côtés des plus grands noms de sa génération.
Son répertoire compte de nombreuses chansons devenues cultes, toujours diffusées et reprises aujourd’hui. Parmi les plus emblématiques figurent « Ya bent nass », sans doute l’un de ses titres les plus populaires, mais aussi « Ya dak el insane » ou encore « Ma ana illa bachar ».
Formé au Conservatoire supérieur de musique arabe du Caire, Abdelhadi Belkhayat a su enrichir la chanson marocaine d’influences orientales tout en restant profondément attaché à son identité musicale nationale.
Au fil des années, l’artiste s’était progressivement tourné vers des chants spirituels et religieux, donnant une nouvelle dimension à son parcours et à sa relation avec le public, sans jamais rompre le lien fort qui l’unissait à ses admirateurs.
Que Dieu ait son âme et l’accueille en Sa vaste miséricorde.