Cancer de la prostate : Réduire les graisses animales pourrait améliorer la survie

Selon une étude menée par les universités McGill et Harvard, la réduction des graisses animales au profit de sources végétales pourrait être associée à une meilleure survie chez les hommes ayant survécu à un cancer de la prostate non métastatique. Explications.

Les hommes ayant survécu à un cancer de la prostate non métastatique pourraient avoir intérêt à réduire leur consommation de graisses animales et à privilégier les sources de graisses végétales, selon une étude menée par l’Université canadienne McGill.

Les chercheurs ont observé qu’une consommation élevée de graisses saturées et animales était associée à une hausse de la mortalité, toutes causes confondues, principalement liée aux maladies cardiovasculaires et aux cancers dont celui de la prostate.

À l’inverse, une consommation plus importante de graisses monoinsaturées était associée à une diminution de la mortalité, notamment cardiovasculaire. Le remplacement des graisses animales par des graisses d’origine végétale était également associé à une meilleure survie, selon l’étude.

Réalisée en collaboration avec des chercheurs de l’Université Harvard, aux États-Unis, l’étude a porté sur près de 5.000 hommes atteints d’un cancer de la prostate non métastatique, suivis pendant une période médiane de 12,8 ans.

Les chercheurs ont tenu compte de plusieurs facteurs, notamment l’âge, le stade et le grade de la tumeur, le traitement, le tabagisme, l’activité physique et le poids.

Au cours du suivi, plus de 3.000 participants sont décédés, dont environ 800 de maladies cardiovasculaires, 500 d’autres cancers et 440 du cancer de la prostate.

Les hommes consommant le plus de graisses saturées présentaient un taux de mortalité 24 % plus élevé que ceux qui en consomment le moins. Le risque estimé de décès à dix ans était de 26,4 %, contre 23,4 % dans le groupe ayant la plus faible consommation.

Selon les modèles statistiques, remplacer environ 10 % des calories provenant des graisses animales par des graisses végétales était associé à une baisse de 16 % de la mortalité globale.

Le remplacement d’environ 5 % des calories provenant des graisses saturées par des graisses monoinsaturées était associé à une diminution de 20 % de la mortalité.

Les chercheurs précisent toutefois que l’étude montre une association et non une relation de cause à effet. Ils recommandent de privilégier notamment l’huile d’olive, l’avocat, les noix, les graines et les légumineuses, tout en maintenant un poids sain, en pratiquant une activité physique régulière et en évitant le tabac.

Selon une étude menée par les universités McGill et Harvard, la réduction des graisses animales au profit de sources végétales
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