Placée sous le signe « Pour un artisan instruit », cette convention vise à adopter une approche intégrée, fondée sur la complémentarité entre l’alphabétisation fonctionnelle et la formation par apprentissage. L’objectif est de permettre aux bénéficiaires d’acquérir des compétences de base en lecture, écriture et calcul, tout en les orientant vers la poursuite de leur formation.
Ce partenariat traduit l’ambition de mettre en place un modèle intégré et efficient, capable de former une génération d’artisans qualifiés, aptes à assurer l’encadrement et la transmission intergénérationnelle des savoir-faire. Il vise également à préserver et valoriser le patrimoine immatériel des métiers de l’artisanat.
Initiée dans le cadre du renforcement de la coopération entre les deux institutions, cette convention s’inscrit dans l’élan national de lutte contre l’analphabétisme, en consolidant des partenariats institutionnels durables et efficaces.
Selon le secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Lahcen Essaâdi, ce partenariat reflète une évolution importante dans l’approche de lutte contre l’analphabétisme, en mettant l’accent sur l’investissement dans le capital humain comme levier de développement et sur l’amélioration de la formation professionnelle des artisans.
S’inscrivant dans le cadre des Hautes Orientations Royales appelant à une mobilisation nationale pour la promotion du capital humain, cette initiative marque une nouvelle étape dans le partenariat avec l’ANLCA, visant à renforcer davantage les compétences des artisans, a-t-il ajouté.
Essaâdi a également indiqué que le nombre de bénéficiaires a dépassé les 96.000 entre 2014 et 2025, soulignant la collaboration avec le secteur de la formation professionnelle pour renforcer le financement de ce mode de formation et atteindre les objectifs fixés.
De son côté, le directeur de l’ANLCA, Abdelouadoud Kharbouch, a précisé que le programme d’alphabétisation fonctionnelle dans l’artisanat a concerné en moyenne 3.000 bénéficiaires par an au cours des cinq dernières années, pour un budget global de 15 millions de dirhams.