Le document, présenté le 19 octobre 2026 par la cheffe du gouvernement Fatima Zahra El Mansouri devant les deux chambres du Parlement, inscrit cette mesure dans un volet consacré à la cohésion familiale et à la protection des femmes et des enfants . La promesse figurait dans le programme électoral du parti de l’Istiqlal avant d’être reprise dans le texte gouvernemental .
Le programme ne détaille toutefois ni les catégories de bénéficiaires, ni les conditions d’éligibilité, ni la procédure de dépôt des demandes, ni l’organisme chargé de gérer le dispositif. Aucune date de lancement des versements n’est annoncée, et rien n’indique que le montant maximal de 5.000 dirhams sera accordé à l’ensemble des bénéficiaires.
Cette annonce intervient dans un contexte où les indicateurs démographiques marocains suscitent une attention croissante.
En effet, le rapport « Projections de la population du Maroc 2024-2060 », publié en juillet 2026, anticipe une poursuite de la baisse de la fécondité, l’indice synthétique devant passer de 1,97 enfant par femme en 2024 à 1,81 en 2060 .
Aussi, l’Enquête nationale sur la famille du Haut-Commissariat au Plan, publiée en avril 2026, indique que 51,7 % des célibataires déclarent ne pas souhaiter se marier, contre 40,6 % qui expriment une intention favorable, et 7,7 % qui restent indécis .