Pendant deux jours, l’Africa Women Leaders Summit a mis en lumière l’importance de l’inclusion et a célébré l’excellence féminine, loin des discours formatés. Keynotes inspirantes, tables rondes engagées et échanges sans filtre ont créé une dynamique forte, tournée vers l’impact et l’avenir. Pourquoi un tel événement aujourd’hui ? Parce que l’Afrique regorge d’un potentiel féminin immense encore trop souvent sous-exploité. L’objectif est clair : accélérer l’ascension des femmes leaders, lever les barrières et ouvrir de nouvelles perspectives. Aussi, le leadership féminin, la gouvernance, la finance inclusive, l’intelligence artificielle ou la conquête de secteurs traditionnellement masculins ont rythmé les débats. « Parler d’IA, c’est parler de justice et d’opportunités », a notamment rappelé Salma Karim, Head of Human Capital & Innovation Department à l’Agence de Développement du Digital (ADD), appelant à préparer la nouvelle génération à construire le monde de demain.
Cette édition a également rassemblé des personnalités de premier plan dont Lamiae Benmakhlouf, directrice générale du Technopark Maroc, Dr Leila Hanafi, avocate internationale et présidente de l’Alliance Women for Development du personnel du WBG ou encore le Pr Rajaa Cherkaoui El Moursli, chercheuse marocaine, spécialiste en physique nucléaire et vice-présidente de l’Université Mohammed V de Rabat. Des femmes engagées venues, comme Leila Bazzi, Directrice Éthique et Conformité à GSK et fondatrice du podcast « Shape Your Career » (ancienne connu sous le nom de « Les Inspiratrices »), partager leurs visions et leurs défis. Parmi les moments marquants, la table ronde « Façonneurs de culture : prendre possession de l’instant, changer la culture » qui a donné la parole à Bouchra Baibanou, première Marocaine à avoir gravi l’Everest, et à Ihsane Mahjabi directrice adjointe de la division du leadership féminin et de l’engagement civique à Tibu Africa. « Rêvez grand pour ne pas vous limiter… et pour que la société ne vous limite pas », a, entre autres, lancé la célèbre alpiniste, avant d’affirmer : « Je ne suis pas féministe mais une femme libre ». Autre temps fort : l’intervention de Nasma Jrondi, vice-présidente de Mentor’Elles et experte en développement durable. À travers la conférence « Échos du triomphe : célébrer nos héros et héritages », elle a mis en lumière des figures pionnières comme Wangari Maathai, première Africaine à recevoir le Prix Nobel de la Paix, Fatou Bensouda, première procureure africaine de la CPI, Nawal El Moutawakel, première femme marocaine, arabe et africaine championne olympique, ou encore Ellen Johnson Sirleaf, première cheffe d’État élue en Afrique, citant cette phrase devenue manifeste : « Si vos rêves ne font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grands ».
