Connu du grand public pour son œuvre littéraire, Tahar Ben Jelloun développe parallèlement un travail pictural depuis plusieurs années. Cette exposition marque une nouvelle étape dans sa pratique artistique, avec une incursion assumée dans l’art du vitrail, médium intimement lié à la lumière et à la transparence.
Du tableau au vitrail
L’exposition rassemble dix vitraux, conçus à partir de peintures existantes, auxquels s’ajoutent plusieurs toiles. Le passage du support pictural au vitrail modifie le rapport à la couleur et au geste : la matière n’absorbe plus la lumière, elle la laisse traverser. Les formes deviennent mouvantes, dépendantes de l’éclairage, naturel ou artificiel, et évoluent selon les moments de la journée.
Dans le catalogue de l’exposition, l’artiste revient sur la genèse de ce projet, né d’une collaboration avec le maître verrier Philippe Brissy, installé à Saumur. Une année de travail a été nécessaire pour donner forme à ces vitraux, présentés pour la première fois dans l’espace de L’Atelier 21.
Une œuvre pensée pour l’espace
Les vitraux exposés sont conçus comme des œuvres sensibles à leur environnement. Leur lecture varie selon l’intensité et l’orientation de la lumière, parfois même celle du ciel, qui peut les traverser de manière ponctuelle. Cette dimension évolutive fait partie intégrante du projet, invitant le visiteur à observer les œuvres sous différents angles et à différents moments.
Né à Fès en 1947, Tahar Ben Jelloun partage aujourd’hui son temps entre Paris, Tanger et Marrakech. Ses œuvres picturales figurent dans plusieurs collections privées et publiques, au Maroc et à l’international, notamment au Musée de Tanger, à l’Institut du monde arabe à Paris ou encore en Espagne et en Italie.