Une ouverture spectaculaire façon The Mask
La soirée s’est ouverte sous le signe du clin d’œil. Alors que Jim Carrey assistait à la cérémonie pour recevoir un César d’honneur, Benjamin Lavernhe a lancé les festivités en revisitant l’univers déjanté de The Mask. Costumes éclatants, chorégraphies effrénées et référence assumée à la mythique scène du Coco Bongo : un numéro survolté qui a immédiatement donné le ton.
Golshifteh Farahani, une voix engagée
Venue remettre le César du meilleur scénario original, Golshifteh Farahani a profité de sa présence sur scène pour adresser un message poignant en soutien au peuple iranien. Évoquant un pays « en deuil » et des vies innocentes brisées, l’actrice franco-iranienne a conclu sur une note d’espoir, rappelant la lutte de longue date pour la liberté. La salle, debout, lui a réservé une ovation appuyée.
Franck Dubosc, la revanche
L’an dernier, Franck Dubosc ironisait sur son absence de nominations en recevant un « Césario ». Cette fois, l’histoire est toute autre. Nommé pour le scénario original de Un ours dans le Jura, il est reparti avec un véritable César, partagé avec Sarah Kaminsky. Fidèle à son humour, il a ponctué son discours de remerciements malicieusement adressés à quelques figures du cinéma.
Camille Cottin, ironie et plaidoyer
À la présidence de cette 51e édition, Camille Cottin a livré un discours teinté d’ironie, empruntant les codes d’une rhétorique à l’américaine pour « rendre le cinéma français great again ». Derrière la satire, un message clair : défendre la diversité et la vitalité de la production hexagonale. Elle a rappelé qu’en achetant une place pour un blockbuster comme Dune, le public contribue aussi au financement de films français plus confidentiels.
Jim Carrey, l’émotion et l’autodérision
Autre moment fort : la rencontre sur scène entre Jim Carrey et Emmanuel Curtil, sa voix française de toujours. Entre chanson improvisée et démonstration de doublage en direct, la complicité était palpable.
Plus tard, l’acteur canadien a reçu son César d’honneur des mains de Michel Gondry et de Camille Cottin. Visiblement touché, il a surpris l’assemblée en prononçant un long discours en français, rappelant ses origines partiellement françaises et rendant hommage à son père, « l’homme le plus drôle » qu’il ait connu.
Avant de quitter la scène, fidèle à son sens de l’autodérision, il a lancé : « Alors, comment était mon français ? Presque médiocre, non ? » Une pirouette finale à l’image d’une cérémonie entre éclats de rire et instants de grâce.



