Événement culturel majeur suivi par plus de 100 millions de téléspectateurs, le Super Bowl est depuis longtemps bien plus qu’un simple rendez-vous sportif, notamment grâce à son concert de mi-temps. Pour l’édition 2026, malgré les rumeurs autour de Taylor Swift ou Sabrina Carpenter, c’est Bad Bunny qui a été choisi. Un choix salué par la NFL, dont le patron Roger Goodell a salué la capacité de l’artiste à rassembler et à comprendre la portée symbolique de cette scène.
À 31 ans, Bad Bunny enchaîne les records : album primé aux Grammy Awards (une première pour un disque en espagnol), tournées mondiales, succès en streaming et incursions au cinéma. Mais son engagement politique lui vaut aussi de vives critiques. Opposé aux politiques anti-migratoires de Donald Trump, il est devenu la bête noire de la sphère MAGA, au point de provoquer un boycott présidentiel et l’organisation d’un concert alternatif conservateur.
Sur scène, Bad Bunny a transformé la mi-temps en une grande célébration de Porto Rico et de la culture latine. Entouré de nombreux danseurs et d’invités prestigieux comme Lady Gaga, Ricky Martin, Karol G, Pedro Pascal ou Cardi B, il a interprété en espagnol un medley de ses plus grands titres. Le décor, les percussions, les cuivres et les références visuelles rendaient hommage à son île, notamment à travers des allusions à l’ouragan Maria.
Vêtu de blanc crème, symbole de paix, l’artiste a multiplié les messages d’unité et d’amour, inscrits sur des écrans et des accessoires de scène. Dans un final spectaculaire mêlant danse, stage diving, mariage en direct et défilé de drapeaux du continent américain, Bad Bunny a défendu une vision inclusive et plurielle de l’Amérique.
Une vision qui a suscité la colère de Donald Trump, mais qui a surtout marqué l’histoire du Super Bowl : celle d’une mi-temps engagée, joyeuse et fédératrice, célébrant une Amérique diverse, culturelle et débarrassée de la haine.