Après plus de vingt ans à sublimer les cheveux des Marocaines, la coiffeuse de renom Naïma Hadji franchit une nouvelle étape en lançant YLI, sa propre marque de soins capillaires. Forte de son expérience de terrain, elle dévoile une gamme pensée pour répondre aux besoins réels des femmes, avec une approche sincère, experte et sans compromis. Rencontre.
Après avoir accompagné des milliers de femmes dans votre salon, pourquoi avoir décidé de lancer votre propre marque de soins capillaires ?
Naïma Hadji :Pendant plus de vingt ans, j’ai accompagné des milliers de femmes. J’ai appris à connaître leurs cheveux, mais surtout leurs histoires, leurs attentes et parfois leurs déceptions face aux produits qu’elles utilisaient. Avec le temps, j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin que le fauteuil du salon. Je voulais que les femmes puissent retrouver chez elles la même exigence, la même qualité de soin et les mêmes résultats que ceux que je recherche chaque jour dans mon travail. YLI est née de cette envie : prolonger mon métier au-delà du salon et mettre toute mon expérience au service d’une marque qui me ressemble.
Qu’est-ce qui vous a convaincue de passer de coiffeuse à entrepreneure dans l’univers de la cosmétique capillaire ?
Naïma Hadji : Il n’y a pas eu un déclic précis, mais plutôt l’aboutissement de plus de vingt ans d’expérience. Plus je travaillais, plus je comprenais les véritables besoins des femmes. Je ne me suis jamais dit : « Je veux créer une marque. » Je me suis dit : « Je veux créer les produits que j’aurais toujours aimé avoir entre mes mains dans mon salon. » C’est cette idée qui a guidé tout le projet.
Dans un marché où l’offre est très abondante, quelle est la promesse de YLI ?
La promesse de YLI est simple : prendre soin du cheveu sans chercher à le transformer. Aujourd’hui, beaucoup de marques promettent des miracles. Moi, je voulais proposer des soins sincères, nés de l’expérience d’une coiffeuse qui travaille avec tous les types de cheveux depuis plus de vingt ans. Chaque produit répond à une problématique que j’ai rencontrée des centaines de fois dans mon salon. Derrière chaque formule, il y a des années d’observation, de tests et d’échanges avec mes clientes. C’est cette proximité avec le terrain qui fait toute la différence.
Votre expérience en salon a-t-elle directement influencé le développement de la gamme ?
Absolument. Mon salon a été mon plus grand laboratoire. J’y ai vu des cheveux déshydratés, sensibilisés, cassants, des boucles mal comprises ou simplement des cheveux qui manquaient de soins adaptés. J’ai voulu créer une gamme qui réponde à ces problématiques avec des produits ciblés, faciles à intégrer dans une routine et respectueux de la nature du cheveu. Chaque formule est née d’une situation vécue au quotidien.
Les consommateurs sont aujourd’hui très attentifs aux compositions des produits. Quels étaient vos critères lors de l’élaboration des formules ?
Je ne voulais faire aucun compromis. Mon premier critère était l’efficacité, parce qu’après plus de vingt ans de métier, je sais qu’un beau discours ne remplacera jamais un bon produit. Nous avons sélectionné des actifs reconnus, travaillé chaque formule, chaque texture et chaque parfum jusqu’à obtenir des soins que j’aurais plaisir à utiliser aussi bien dans mon salon que chez moi. J’ai également voulu une routine simple à comprendre. Chaque produit YLI a une fonction précise et répond à un besoin réel.
Au-delà des soins, quel message souhaitez-vous transmettre à travers YLI ?
YLI est née d’une conviction très simple : les femmes n’ont pas besoin de changer leurs cheveux pour être belles. Pendant des années, j’ai vu des femmes chercher à corriger ce qu’elles avaient naturellement, alors qu’en réalité, leurs cheveux avaient surtout besoin d’être compris et respectés. À travers YLI, j’ai envie de défendre une vision plus authentique de la beauté, où l’on prend soin de soi par amour et non par complexe. Pour moi, prendre soin de ses cheveux n’est pas un geste superficiel, c’est un moment que l’on s’accorde à soi-même. Si, grâce à YLI, une femme retrouve un peu plus de confiance en elle en se regardant dans le miroir, alors j’aurai réussi bien plus que le lancement d’une marque.