Une musique qui a du style !

A Caftan, on en prend plein les yeux mais aussi plein les oreilles. Surtout cette année puisque la musique qui a rythmé les podiums est une création spécialement conçue pour l'occasion. C'est Nabil Khalidi qui a signé cette bande-son originale. Il nous en dit davantage dans cette interview.

FDM : Vous avez créé la musique de Caftan 2011. Comment avez-vous rejoint cette aventure ?
Nabil Khalidi : Les organisateurs m’ont proposé de composer une musique originale spécialement conçue pour l’événement Caftan. L’idée était très alléchante. Pour cette édition, j’interviens avec Hamid Daoussi sur toute la musique du spectacle. Tous les passages qui accompagnent les tableaux d’infodécor, les passages des modèles… ça fait une heure et demie de musique créée pour l’occasion. C’est un gros travail
et ce n’est que du bonheur. L’idée était aussi d’inclure systématiquement des morceaux inspirés de la musique marocaine que le public peut reconnaître facilement. Dans notre démarche, nous avons essayé de parcourir toutes les régions du Maroc à travers leurs musiques spécifiques : gnaoua, reggada, et autres. Nous nous sommes également imprégnés du travail et de l’univers de chaque styliste afin d’accompagner sa collection par une musique qui lui ressemble. Le but, c’est que le tout fasse une seule et belle osmose.

Quel était le rôle de Hamid Daoussi dans l’élaboration de ce travail ?
Hamid Daoussi est mon binôme et nous faisons tout à deux. Je suis peutêtre celui qui brille le plus dans les médias mais Hamid a autant de mérite. Il est lui-même compositeur ainsi que l’un des meilleurs arrangeurs au Maroc. Il est aussi programmateur et jongle parfaitement avec la musique programmée par ordinateur. Pour créer la musique de Caftan, nous avons tout fait à deux. C’est par ailleurs lui qui s’est occupé de tout le travail de synchronisation entre notre bande-son et les images projetées durant le spectacle.

Avez-vous travaillé auparavant sur pareil événement ?
C’est la première fois que nous travaillons sur ce genre d’événement. C’est en fait très différent de tout ce que j’avais l’habitude de faire jusque-là. Je composais certes des musiques de films ou encore des musiques pour des publicités ; mais là, j’ai été sollicité pour habiller un spectacle vivant ! Le tempo doit par exemple correspondre à la démarche des mannequins. Il fallait étudier les univers différents de chaque styliste et s’en inspirer. C’était passionnant ! Et puis c’est une bande-son tellement personnalisée qu’elle ne pourra finalement servir qu’à cet événement en particulier. C’est un travail de plusieurs mois et j’espère bien que ça plaira au plus grand nombre.

“L ’ÉVÉNEMENT ATTIRE DE JEUNES STYLISTES QUI ONT RÉCUPÉRÉ LE CAFTAN ET FONT DES MERVEILLES AVEC CETTE TRADITION.”

Avez-vous rencontré des difficultés particulières ?
La plus grosse difficulté était liée au manque de temps. Nous avons dû travailler dans l’urgence. Il aurait fallu un peu plus de temps afin de mieux nous concerter sur nos choix musicaux. Il est dommage de
donner 90% de sa créativité quand on peut en donner 99% ! En revanche, j’aimerais insister sur le mérite des organisateurs qui ont fait confiance aux Marocains dans la mise en place de ce grand événement. On
s’est finalement rendu compte que le Maroc regorge de compétences capables de faire un travail de très haute facture. C’est une grande avancée à mon avis.

C’est votre première participation à Caftan. Qu’en pensez-vous ?
C’est bien la première fois que je participe à cet événement mais je le suivais pratiquement depuis ses débuts. A l’époque, j’habitais en France et tout ce qui touchait au Maroc m’intéressait. Je trouve que
depuis, un travail extraordinaire a été fait. C’est aujourd’hui un événement formidable qui met en avant nos propres stylistes aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. C’est une manière idéale de montrer notre habit traditionnel qui continue de traverser les âges sans prendre une ride. Et puis ce que j’apprécie le plus, c’est que l’événement attire surtout de jeunes stylistes qui ont récupéré le caftan et qui font des merveilles avec toute cette tradition qui date de plusieurs siècles.

La touche marocaine est toujours présente sur vos tenues. Pourquoi cet attachement ?
Effectivement, chaque fois que l’occasion se présente, je tiens à porter des habits traditionnels. Gilet, haut de jabador, tunique artisanale… la touche marocaine doit toujours être bien apparente. C’est ma manière de dire mon attachement à mes racines. Je regrette d’ailleurs qu’il n’y ait pas de créations pour homme
qui défilent sur le podium de Caftan. Je pense que nos stylistes sont capables de créer de belles lignes des vêtements masculins qu’on pourrait porter lors des grandes cérémonies et qui remettraient la tradition au goût du jour.

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