Sur un air de flamenco

Contre toute attente, le duo de danseuses Sara et Rita invité à animer la soirée de Caftan avec du flamenco, n'est pas espagnol mais... portugais. Les deux belles brunes du groupe Spirit Flamenco n'en sont pas moins des puristes de cette danse à laquelle elles vouent une passion perceptible dès les premiers mots de notre entretien...

L’interview est précédée d’une séance photo avec Driss, l’un des photographes qui couvre Caftan cette année. Dans le luxuriant jardin de l’hôtel, le photographe a choisi pour cadre un bassin d’eau en zellij vert surmonté d’une fontaine. Sara et Rita, vêtues de robes de flamenco rouges rehaussées d’un large châle, fixent l’objectif en esquissant des pas de danse. La magie opère… on est transportés au coeur de l’Andalousie….


FDM : Quand et comment avez-vous découvert le flamenco ?
Sara : J’ai découvert le flamenco à 15 ans en même temps que les chevaux. A l’époque, j’ai commencé à monter et dans le milieu équestre, les gens que je côtoyais chantaient et dansaient le flamenco. J’ai alors
commencé par prendre des cours de danse classique, puis de flamenco.
Rita : Vers 12 ans, alors que je pratiquais la gymnastique et le patinage artistique, j’ai découvert le flamenco dans la petite ville où j’habitais près de Lisbonne et où il y avait beaucoup de corridas avec toute
l’ambiance flamenco. De plus en plus intéressées et attirées par cette danse, nous avons toutes les deux effectué de nombreux stages pour nous perfectionner, à Malaga, Séville, Madrid… Aujourd’hui, nous nous produisons sur de nombreuses scènes dans le cadre de festivals de danse à travers le pays et nous enseignons aussi le flamenco dans des écoles de danse.


Le flamenco est-il populaire au Portugal ?
Rita : Le flamenco n’est pas aussi populaire au Portugal qu’en Espagne, mais il est très apprécié et pratiqué dans le centre du pays, à Lisbonne et dans sa région.
Sara : Nous enseignons toutes les deux le flamenco. Dans l’école où je donne des cours, il y a près de 120 élèves âgés de 3 à… 70 ans.


Quel genre de flamenco pratiquez-vous ?
Sara : Il existe de nombreux styles de flamenco. Pour notre part, nous apprécions particulièrement celui très classique que nous dansons au son de morceaux du chanteur flamenco espagnol Camaron de la Isla.
Mais nous aimons aussi faire évoluer notre manière de danser en introduisant d’autres styles moins puristes.


Avez-vous des idoles dans cette discipline ?
Rita : Nous en avons beaucoup ! On peut citer la famille Farruquito, Sara Baras, Manuela Carrasco…

Qu’évoque le flamenco pour vous ?
Sara : Pour moi, le flamenco traduit un état d’âme, celui que l’on a au moment où l’on danse et qui nous est inspiré par la musique.
Rita : La passion ; c’est ce qui anime les aficionados de flamenco, les guitaristes, les chanteurs, les danseurs et le public.
Sara et Rita : La fête !!! Le flamenco est une danse festive avant tout. Que ce soit sur la scène d’un théâtre ou sur une petite place de village, dès que des danseurs se produisent, toute l’assemblée est transportée dans une feria, les gens suivent le rythme en tapant frénétiquement dans leurs mains, et en scandant des “olé”…


Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre participation à Caftan ?
Sara et Rita : Notre participation nous a permis de découvrir cet événement et ce qui nous a frappées, c’est le professionnalisme avec lequel il est organisé. Nous sommes également touchées par l’excellent accueil
que nous ont réservé les organisateurs. C’est aussi une expérience nouvelle pour nous car, ici, nous allons danser au milieu de danseurs, et de chanteurs, et aussi de mannequins…


Comment avez-vous préparé votre spectacle par rapport à la thématique “Vogue Zaman” ?
Sara : Nous avons voulu en savoir davantage sur le caftan, sur son histoire… Pour ce qui est de la musique sur laquelle nous allons danser, nous avons choisi des morceaux de guitare flamenco accompagnés de chants en arabe. La chorégraphie, inspirée par cette musique, a été conçue comme un voyage qui relie les deux rives de la Méditerranée, et qui commence dès l’aube avec un vol d’oiseaux symbolisé par les mouvements effectués par les deux danseuses avec leurs châles… Nous avons également choisi de porter des tenues de scène particulières dans la mesure où ce ne sont pas des robes de flamenco classiques, mais des robes que j’ai dessinées pour l’occasion, car je suis aussi styliste, avec une inspiration orientale pour être en harmonie avec l’atmosphère générale de l’événement.


Connaissiez-vous le caftan en tant qu’habit emblématique du Maroc ? Que représente-t-il pour vous ?
Sara et Rita : Nous avons des amis marocains au Portugal et en Espagne et nous connaissions le caftan en tant qu’habit traditionnel, porté pour les grandes occasions et les fêtes. Mais nous ignorions que c’était aussi un vêtement de haute couture qui inspirait autant de stylistes et de jeunes créateurs. Nous trouvons les tenues réalisées pour Caftan vraiment magnifiques et nous sommes admiratives du travail que cela demande aux créateurs et de la minutie qu’exige la confection de telles pièces.

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