Santé: Docteur dessine moi une beauté

Seins refaits, nez restructuré, silhouette sculptée... il suffit de le décider, et le tour est joué ! Jadis exclusive à une élite, la chirurgie plastique n'est plus l'apanage des vedettes pleines aux as. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui passent entre les mains d'or des magiciens du corps...

"A chaque fois que je m’attable entre amis ou en famille, il y a toujours quelqu’un qui m’interroge sur ses
rides, ses taches brunes, ses varices ou son teint terne. Il y a une très forte demande”, nous lance  d’emblée Loubna Lakhssassi, médecin esthétique. Stylo à bille et calepin en main, elle arrive spécialement de Rabat pour assister au congrès mondial des professionnels de la chirurgie esthétique organisé à  Marrakech. Elle espère rencontrer ses pairs et découvrir le nec plus ultra des interventions esthétiques. Le temps de deux jours, quelques centaines de médecins, chirurgiens ou simples amateurs, ont assisté à des conférences scientifiques présentées par les sommités mondiales de la chirurgie plastique. La preuve qu’il Seins refaits, nez restructuré, silhouette sculptée… il suffit de le décider, et le tour est joué ! Jadis exclusive à une élite, la chirurgie plastique n’est plus l’apanage des vedettes pleines aux as. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui passent entre les mains d’or des magiciens du corps… LUXE s’agit d’un secteur qui s’est considérablement développé ans notre pays ! Difficile d’avoir des chiffres officiels, mais les spécialistes évoquent un chiffre d’affaires de 21.700.000 dirhams en 2012, et s’attendent à atteindre 24.500.000 dirhams en 2014. L’afflux massif des clients locaux et étrangers fait le bonheur des cabinets et des cliniques de chirurgie esthétique, essentiellement basés dans la ville de Casablanca. Une situation qui confirme le statut autoproclamé de capitale arabe pour la métropole. “Le Maroc est un pionnier en Afrique et dans le monde arabe. D’abord par la qualité de ses médecins, et ensuite, pour sa situation géographique”, précise Kamal Iraqi Houssaini, chirurgien esthétique.

Miroir, mon beau miroir…
Le secteur de la chirurgie esthétique au Maroc connaît une croissance spectaculaire et s’adresse à une clientèle pimpante, sujette à la dictature du beau. “Les jeunes filles sont de plus en plus coquettes. Elles ont donc envie d’améliorer
leur physique et de se débarrasser de leurs petits complexes. Avec les prix qui ne cessent de baisser, les cabinets des chirurgiens et médecins esthétiques ne désemplissent pas”, note Loubna Lakhssassi. Jadis considérée exclusive aux nantis en quête d’une nouvelle jeunesse, la chirurgie plastique se démocratise et devient en effet de plus en plus abordable. Aujourd’hui, même les employés les plus modestes peuvent s’offrir les services d’un plasticien, moyennant une
somme modérée et en un temps record. “De nos jours, on peut faire une petite intervention d’embellissement à partir de 2.000 dirhams. Aujourd’hui, par exemple, j’ai rempli les lèvres d’une patience qui était accompagnée de sa cousine qui a été très surprise, car cela ne nous a pris que quelques minutes.”, nous explique Kamal Iraqi Houssaini, également président de la Société Marocaine de Chirurgie Plastique Reconstructive et Esthétique.

Tapage médiatique
Invitée à siroter un thé à la menthe chez sa collègue, Touria exhibe avec ostentation son impeccable ventre plat. Autant le dire tout de suite, le régime et le sport n’y sont pas pour grand-chose. La quadra raconte à son amie son passage sur le billard d’un chirurgien plasticien pour une liposuccion. Pourtant, assumer son recours à la chirurgie esthétique n’était pas imaginable il y a une dizaine d’années ; cela était encore du rang de la hchouma. Aujourd’hui, les médias véhiculent l’image du beau qui, à force de matraquage, devient une nécessité. “Grâce à Internet et aux médias audiovisuels, les gens sont mieux informés et donc, plus avisés. Certains arrivent en sachant déjà de quelle intervention ils ont besoin, de ses traitements, de ses risques et de ses résultats”, note le docteur Lakhssassi. Obnubilés par leur image, les Marocains idolâtrent la beauté et misent sur le paraître. “Les Marocains aiment ce qui est agréable à voir. Ils sont en quête permanente de la beauté. Internet cultive cette recherche du beau et attise l’envie de l’atteindre ; chose qui participe considérablement au développement du secteur”, complète Kamal Iraqi Houssaini.

Mieux vaut prévenir que guérir
Afin de rassurer les réticents qui refusent de se faire “charcuter” le corps, les médecins proposent la médecine esthétique comme alternative. “C’est une médecine douce qui ne fait pas appel au bistouri et qui repose sur des injections ciblées. Elle sert de prévention contre le vieillissement”, explique Loubna Lakhssassi. En effet, la médecine esthétique – appelée également médecine anti-âge – permet de bien vieillir car elle intervient de manière précoce, généralement à partir de la trentaine. Lorsque surviennent les premiers signes de vieillissement, les interventions agissent sur les rides, font disparaître les taches brunes et les varices, traitent les cicatrices et éliminent les poils disgracieux. Les praticiens mettent donc leur bistouri dans le tiroir pour utiliser le laser,les seringues et les canules de Botox. “Aujourd’hui, la médecine esthétique encourage les patients à recourir aux services de praticiens. C’est facile et rapide. Les interventions comme le comblement des rides au Botox, la suppression des imperfections à l’aide du laser, ou l’injection d’acide hyaluronique sont accessibles, discrètes et ne coûtent pas cher”, précise Kamal Iraqi Houssaini.

Le bistouri du plaisir
Si certains recourent à la chirurgie esthétique pour camoufler un défaut ou uniformiser leur silhouette, quelques rares patients cherchent plutôt à retrouver le chemin du plaisir, en augmentant la taille de leur pénis, en affinant leurs petites lèvres vaginales, ou même en s’offrant une nouvelle virginité. Nombreux sont les fantasmes que la chirurgie esthétique rend réalisables… “C’est une chirurgie qui nécessite plusieurs interventions. Par exemple, la pénoplastie, qui permet de rallonger la taille de la verge et de l’épaissir, peut aller jusqu’à quatre séances”, précise Kamal Iraqi Houssaini. Le principe est de prendre un peu de graisse du patient dans les endroits où il y en a trop, et de l’injecter dans
le pénis. Pour les dames, la nymphoplastie permet de réduire les lèvres en retirant l’excès cutano-muqueux. Une opération qui dure 45 minutes en moyenne, et se déroule sous anesthésie locale. Mais comme il s’agit d’une intervention extrêmement délicate, la patiente est contrainte de rester en position gynécologique.

Encore plus d’innovation
Comme dans toute science, le progrès n’arrête jamais. Ainsi, de nouvelles techniques voient le jour et concernent les opérations les plus prisées, comme la liposuccion, qui permet d’éliminer le surplus de graisse. “On peut aujourd’hui utiliser des canules aussi fines qu’une aiguille au lieu de celles utilisées auparavant, beaucoup plus épaisses”, précise notre plasticien. Outre la chirurgie du corps, celle du visage capitalise l’attention de bon nombre de chercheurs. Pour restructurer la forme du nez, il n’est plus nécessaire de passer sur le billard. La rhinoplastie médicale rend désormais cela possible. “On procède à l’injection d’acide hyaluronique – substance naturellement secrétée par le corps, ndlr – dans le nez, afin de restructurer sa forme. C’est une intervention qui ne fait donc pas appel aux méthodes chirurgicales. Ceci dit, ce procédé ne concerne que les patients dont le nez n’est pas très disgracieux”, précise Loubna Lakhssassi. Bientôt, il sera possible de traiter les rides sans Botox. C’est en tout cas la principale nouveauté présentée lors du congrès de Marrakech.

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