L’œuvre de Naima Zmarrou s’invite à la galerie Living 4 Art

A partir du 15 octobre 2022, l’artiste-peintre marocaine Naima Zmarrou expose ses œuvres récentes à la galerie d’art Living 4 Art de Casablanca. Le vernissage de cette exposition aura lieu le 15 octobre à partir de 17h. La plasticienne, qui vit et travaille à Kénitra, dévoilera ses œuvres récentes qui affichent tout son talent à côté de 15 autres artistes sous le thème « Regard à travers l’art».

Largesse du geste, force d’expression, le travail pictural de  l’artiste-peintre Naima Zmarrou nous entraîne dans une intense joie visuelle à travers ses portraits, ses paysages et son univers intime résolument poétique. C’est la proposition d’un voyage à pied dans des endroits qui nous sont familiers et que l’on prend le temps de regarder plus en profondeur.  Certes, elle s’inspire de sujets oniriques, ou fantasmagoriques mais ses œuvres restent cependant fidèles à la réalité de formes. Ses œuvres déroutent, interrogent, dégagent de la poésie.
Décidément, les œuvres cette plasticienne autodidacte, native d’Oujda, paysagistes, figuratives, suggestives, expressionnistes ou abstraites  génèrent une interaction entre la matière et la forme. L’esthétique matérielle de la couleur, fluide, ou raclée en est le moteur. On y découvre les motifs les plus divers comme des gouverneurs symboliques. Des effets prismatiques émanent des couleurs rayonnantes la plupart du temps (le vert, le bleu, le rouge, l’orange), parfois romantique. Les contrastes des motifs confrontés de manière grotesque s’assemblent dans le scintillement et l’éclat du tourbillon.
Les sujets de prédilection de Naima sont alors des scènes d’extérieur, mais elle excelle aussi dans les scènes d’intérieur et les natures mortes notamment le drapé. Elle excelle également dans la représentation du cheval qu’elle considère le symbole idéal de l’abnégation, l’altruisme, le sérieux, la confiance, la patience. Elle y fait preuve d’une solide construction et d’un harmonieux équilibre des couleurs.
La réflexion technique de Naima se métamorphose ainsi en méditation quasi-spirituelle. Qu’on le veuille ou non, bien qu’elle soit toujours dans la recherche et l’expérimentation, Naima reste fidèle à son vocabulaire formel et chromatique qui signifie en dépit et au-delà de la finalité qu’elle lui assigne. C’est dire qu’admirer ses oeuvres, c’est aussi rencontrer la sincérité et une certaine conviction qui ne nous laissent pas insensibles.
Chez Naima Zmarrou, cette abstraction s’exprime surtout par une composition qui génère du sens sans se référer directement au concret tout d’abord. Ensuite, par une idéalisation des formes et des traits qui permettent la représentation d’un tel ou tel sujet. Par cela, le sujet n’est plus un simple prétexte visuel, y compris la silhouette, mais une allégorie, un discours pictural implicite.
Sur le plan sémiologique, la peinture de Naima n’est pas de l’art brut, mais une peinture ressaisie par le savoir de ses éléments les plus fondamentaux. Elle nous fait alors voyager à travers ses œuvres presque sans mot dire, pour nous faire découvrir le monde tel qu’elle le ressent, pense, voit et perçoit. Elle s’appuie sur son propre terrain fertile en thèmes et en sujets. Elle fait appel à l’imagination, son précieux outil, lui accordant le premier rôle et l’autorisant à s’ébattre en toute liberté et fantaisie. Elle fait confiance également à ce riche substrat de matières variées qui couvent en lui dans les tréfonds de sa psyché.
Il faut dire que l’œuvre de cette professeure de langue arabe de formation, statue que l’harmonie des couleurs repose uniquement sur l’entrée en contact avec l’âme humaine et que cette base constitue le principe de la nécessité intérieure : la spiritualité.

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