Les femmes de pouvoir au chevet de la croissance

Pour la 8ème édition du Women's Forum for the Economy and Society, le rendez-vous annuel des femmes les plus influentes de la planète, la thématique /choisie était : "A la recherche d'une croissance à 360°". Dans un contexte économique toujours aussi morose, l'enjeu est désormais de trouver de nouveaux modèles de croissance en s'appuyant sur l'expertise des femmes.

Q uelle croissance pour demain ? Une question à laquelle les intervenantes du Women’s Forum étaient invitées à répondre et qui ne cesse d’alimenter tous les débats. Réunies à Deauville du 10 au 12 octobre derniers, celles-ci n’avaient pas l’intention de se laisser envahir par la sinistrose ambiante ! Leur objectif : proposer de nouveaux modèles économiques qui tiendraient compte des changements sociétaux observés. Pour le premier atelier,  deux femmes d’exception ont donné le ton de ces trois journées d’échange et de dialogue. Il s’agit de l’avocate iranienne Shirin Ebadi (prix Nobel de la paix 2003), et la Libérienne Leymah Gbowee (prix Nobel de la paix 2011) qui pour ce faire, se sont penchées successivement sur les défis à relever pour les femmes du 21ème siècle, le printemps arabe, mais aussi l’accès à l’éducation des filles à travers le triste exemple de la jeune Malala, grièvement blessée par les talibans pour avoir osé s’opposer à la fermeture des écoles pour filles. L’avocate a exprimé sa plus profonde admiration pour “cette petite fille [qui] s’est opposée seule avec son blog aux talibans. Elle a été récompensée par le gouvernement pakistanais pour  son courage, elle est aujourd’hui à l’hôpital…”. Leymah Gbowee, chef de file d’un mouvement qui a permis de venir à bout de la guerre civile au Libéria, a quant à elle lancé un appel à la mobilisation pour soutenir l’éducation primaire et secondaire des filles afin qu’elles puissent reprendre le flambeau.

Focus sur l’Afrique et l’Asie

Cette année, le forum s’est plus particulièrement focalisé sur l’Afrique et l’Asie, deux continents qui connaissent les taux de croissance les plus élevés au monde. A cette occasion, une délégation africaine composée de 40 personnes est venue partager sa vision et suggérer les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser l’émergence de nouveaux talents. Face aux enjeux du 21ème siècle, la croissance ne doit pas se baser essentiellement sur le profit mais sur la notion de partage des progrès. “Malgré les écarts de rémunération qui concernent les pays développés, il faut avant tout une vraie distribution des richesses dans les pays émergents. C’est par ces pays qu’il faut commencer si on souhaite vraimentagir. Il faut permettre à tous de contribuer,  puis de profiter de la croissance, quand elle existe, et limiter la souffrance des autres”, explique Véronique Morali, présidente du Women’s Forum. Cette vision du développement basée sur un partage équitable des ressources ne serait pas si utopiste qu’on pourrait le croire, à écouter les intervenants. N’en déplaise à certains experts, le concept de redistribution des richesses du bas vers le haut est loin de faire l’unanimité parmi les élites financières qui nous gouvernent ! Et en ces temps de crise, cette idée a encore beaucoup de chemin à faire…

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