J’apprends à apprivoiser mes complexes

Nul n'est parfait, et tout le monde a au moins un complexe. Si certains s'accommodent de leurs petits défauts, d'autres en "font une maladie". La personne complexée se focalise alors sur l'une de ses imperfections physiques jusqu'à cultiver un sentiment d'infériorité. D'où viennent les complexes et comment réussir à les dépasser ? Voici un début de réponse...

Qu’est-ce qu’uncomplexe ?

Demandez à la plus jolie, drôle et intelligentede vos copines ce qu’elle n’aime pas chez elle,et vous serez étonnée de sa réponse ! Pas assezgrande, pas assez mince, le nez épaté oules lèvres trop fines… Des complexes, on en atous et c’est normal, car la perfection n’existepas ! De plus, avoir conscience de ses défautsest une attitude saine.Pourtant, on se scrute dans les moindresdétails pour le débusquer … Lui, la cause denotre imperfection, l’objet de notre ressentiment! Mais qu’est-ce qu’un complexe, enréalité ? La psychanalyse définit les complexescomme “l’ensemble des représentationset des souvenirs à forte valeur affectivepartiellement ou totalement inconscients”.Ils se constituent essentiellement à partirdes relations vécues durant l’enfance. D’unpoint de vue psychologique, le complexe setraduit par une focalisation sur un défaut réelou imaginaire, physique ou psychologique.On distingue de fait plusieurs types de complexes: physiques, psychiques et sociaux.Selon de nombreuses études, les complexesphysiques touchent davantage lesfemmes que les hommes, du fait de la fortepression qu’elles subissent par rapport à leurimage de la part d’une société qui impose deplus en plus de diktats en matière d’apparence.Les complexes féminins concernentgénéralement le corps, plus que le visage,même si celui-ci n’est pas épargné. Ils portentle plus souvent sur le poids ou sur des zonesdu corps comme les seins ou le ventre.

D’où vient-il ?

Le complexe commence par la non-acceptationd’une partie de soi du fait d’une représentationdéformée de son image. Celle-cipeut correspondre à celle que nous renvoieles autres, ou celle que nous avons de nousmêmes,et c’est le cas le plus fréquent. Lacause principale est l’héritage socio-éducatifque nous transmettent nos parents. Car dansl’enfance, l’image que nous avons de nousmêmesse construit sur la base de notre capacitéà nous faire aimer de notre père et de notremère. C’est à eux que revient le rôle du soutien narcissique, la responsabilité de l’image qu’ilsnous renvoient. Les enfants doivent se sentiracceptés tels qu’ils sont, et non pas tels queleurs parents voudraient les voir. Amenerl’enfant à ressembler à ce qu’il n’est pas luifait forcément rejeter ce qu’il est. Et c’est cetteabsence de soutien et de reconnaissance quientraîne un manque d’estime de soi.Il est donc très important que les parentss’abstiennent, de manière générale, de fairedes remarques négatives sur l’apparence oula façon d’être de leurs enfants.A ces blessures se greffent parfois d’autresexpériences humiliantes comme des surnomsdévalorisants ou des ruptures amoureusesdouloureuses. Au final, la personnecomplexée entretient une image déforméed’elle-même.

Comment se vit-il ?

Une fois que l’on développe un complexe,car on ne naît pas complexé, on le devient,on le traîne généralement comme un bouletdu fait qu’on a du mal à s’en débarrasseret qu’il se transforme petit à petit en unefaiblesse. Si certaines personnes arriventà vivre avec leurs “défauts”, d’autres, aucontraire, se polarisent sur leurs complexesau point d’en faire des obsessionsauxquelles elles attribuent leurs échecspersonnels ou professionnels. Dans unesociété où maîtriser son image est assimiléà un signe de force, voire de pouvoir et deréussite, confiance et estime de soi sontvite ébranlées, allant même jusqu’à s’effondrerchez certaines personnes.

Quand faut-ils’inquiéter ?

Pour ce qui est des complexes physiques,dans les cas extrêmes, l’obsession peut tournerà la pathologie. On parle alors de dysmorphophobie.Il s’agit de l’incapacité de voir soncorps tel qu’il est et de pouvoir l’exposer auregard des autres. Le risque, c’est de s’enfermer.Faute de s’assumer, la personne s’interdittoutes les activités à travers lesquelles soncomplexe pourrait être remarqué. En résulteune vie sociale pauvre, voire quasi inexistante.Il faut alors réagir, car le repli sur soipeut entraîner une dépression.

La supercheriePhotoshop

Jeunesse éternelle, minceur et silhouettesculptée, sont autant de diktats sociaux quipèsent lourd en matière d’image de soi. Dansune société où les normes sont médiatisées àoutrance, nombreux sont ceux qui angoissentde ne pas pouvoir se conformer aux idéaux. Lescomplexes évoluent donc suivant les époqueset les diktats qu’elles imposent. D’autant queles médias véhiculent une image de plus enplus tronquée de la réalité. Le coupable : lefameux logiciel Photoshop et sa fâcheuse tendanceà retoucher le moindre détail : visage,corps,expression, lumière… Dès lors, atteindrela perfection affichée, avec un faux air naturel,par des créatures de rêve qui doivent leur apparencezéro défaut à ce logiciel, devient pour lesfemmes, et plus grave encore, pour les jeunesfilles en quête d’identité, une mission impossiblesource de complexes en série !Si les médias ne créent pas à proprementparler un problème de confiance ou d’estimede soi, ils peuvent en revanche largementcontribuer à l’amplifier, car ils ont tendanceà faire l’apologie d’un modèle unique, dénigrantpar là même les différences qui font larichesse de chaque individu. Les personnesfragilisées par un ou des complexes non acceptésfinissent par se sentir stigmatisées,voire marginalisées socialement.La vraie question n’est pas de savoir sil’on a des complexes, ou pire, de passer sontemps à tenter d’en débusquer de nouveaux,mais plutôt de découvrir et de laisser la placeà tout ce qu’il nous empêchent de voir et deréaliser : nos talents, nos désirs, nos forces.En dépassant nos complexes, nous nous dépassons,tout simplement ! â—†

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