Fusions magiques et débats audacieux au Festival Gnaoua et Musiques du Monde

La 22ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde a rassemblé, du 21 au 23 juin, des centaines de milliers de mélomanes. Une édition grandiose qui a su tenir ses promesses !

Concerts exceptionnels et échanges enrichissants. La 22ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde a, une nouvelle fois, été grandiose, et ce, dès l’ouverture des festivités. Sur scène, le fruit d’une belle résidence entre Maâlem Hassan Boussou et le groupe cubain Osain Del Monte. Un concert métissé, un hommage aux racines africaines qui sonnaient comme une évidence, comme le soulignent les organisateurs dans un communiqué. Autres fusions mémorables : celle entre le plus pop rock des maâlems, Omar Hayat brillant élève de feu Mahmoud Guinéa et le « griot » de l’afro pop, Moh! Kouyaté ou encore les sons en parfaite harmonie des Maâlems Abdelkebir et Hicham Merchane. Parmi les temps forts, le concert inoubliable du groupe de blues touareg Tinariwen qui a offert l’un des plus beaux concerts toutes éditions confondues, comme l’a affirmé l’organisation, ajoutant que l’enchantement a été partagé par Abdallah Ag Alhousseini guitariste du groupe Tinariwen, confiant avoir donné un des concerts les plus habités de sa carrière. La rencontre entre l’Indienne Susheela Raman et Hamid El Kasri a aussi donné lieu à un moment magique, sans parler de la magnifique surprise :  l’arrivé sur scène de Hindi Zahra, offrant une transe pleine de grâce au public accompagné des maîtres percussionnistes Karim Ziad et Rhani Krija. 

20/6/19, la 22ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde. Maâlem Omar Hayat et Moi! Kouyaté. Copyright Karim Tibari

Côté débats, intellectuels, artistes et militants des droits de l’Homme ont eu, pendant deux jours, d’intenses échanges à l’occasion du Forum d’Essaouira des Droits de l’Homme du festival décliné, cette année, sous le thème « La force de la culture contre la culture de la violence ». Parmi les personnalités présentes, Laure Adler, Gilles Marceron, Abdelkader Azrii, Abdelkrim Jouaiti, Mohamed Rafiki, Mouna N’Diaye, Abdellah Alhoussayni, Soumaya Hanifa, Seif Kousmate ou encore Mahi Binebine qui a notamment évoqué la mission des centres des Étoiles de Sidi Moumen qui est de sauver les jeunes des bidonvilles et quartiers sensibles et d’éviter qu’ils tombent sous l’influence d’intégristes en les initiant à la culture. Également présent, Edwy Plenel qui a, quant à lui,  rappelé que la culture n’est pas suffisante pour éviter la barbarie quand cette culture « est née de l’humiliation et de l’idée que des gens seraient propriétaires de la culture en dominant d’autres personnes ». Durant son intervention très appréciée par le public, il a notamment qualifié le Festival et son Forum de « lieu de rencontre étonnant, où beaucoup de choses inédites se disent, beaucoup de choses provocantes au meilleur sens du terme. Faire le chemin dans la compréhension qu’il n’y a pas d’identité supérieure à d’autres, de culture supérieure à d’autres, que nous sommes libres et égaux en droits ».

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