Forssa : le projet de la deuxième chance

La Fondation Accor soutient le projet "Forssa" de SOS Villages d'Enfants, pour venir en aide aux mères seules en situation difficile.

Karima a 27 ans, elle élève seule Nabil, son garçon de 4 ans. Issue d’une famille très pauvre, elle est obligée, à l’âge de 15 ans, de quitter les siens pour chercher du travail et dès son arrivée à Casablanca, elle est placée en tant que bonne. Les familles se suivent et ne se ressemblent pas, mais la galère est toujours la même. Pendant cette période, elle rencontre un homme. Il la présente à ses parents et lui promet de l’épouser. Mais voilà qu’elle tombe enceinte…Elle est alors rejetée par tous : “Je me suis retrouvée, à sept mois de grossesse, sans soutien familial ni financier. J’ai commencé à mendier dans les rues pour vivre et payer mon loyer”, raconte-t-elle. Et de poursuivre : “Même après l’accouchement, j’ai continué à mendier avec mon bébé, jusqu’au jour où j’ai rencontré une dame qui m’a orientée vers l’association”. L’association en question, c’est SOS Villages d’Enfants, qui est également venue en aide à des dizaines d’autres femmes à travers ses Programmes de Renforcement de la Famille.

Non à la charité
Dans ce cadre, l’association a en effet ouvert en 2009 un centre d’accueil et de qualification à Sidi Bernoussi, à Casablanca. On y reçoit des mères célibataires, des veuves et des femmes divorcées, et on leur dispense des formations autour d’ateliers de couture, de fabrication de bougies et de verrerie, ou encore de cuisine et de pâtisserie. L’objectif, à terme, est de leur permettre d’entrer sur le marché de l’emploi ou de créer leur propre coopérative de vente de produits artisanaux. C’est ainsi que “Forssa” a vu le jour, grâce au soutien financier de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, de l’Union Européenne et de la Fondation Accor. “Nous ne sommes pas là pour faire de la charité, mais pour aider les familles à se prendre en charge. Nous devons absolument lutter contre cette mentalité d’assistés et ce système de survie”, tient à préciser Béatrice Beloubad, directrice de SOS Villages d’Enfants. Depuis sa création, 90 femmes en situation de précarité ont pu être insérées dans le monde du travail, et bénéficier d’un soutien juridique et psychologique, aussi bien pour elles que pour leurs enfants. Ces derniers pouvaient par ailleurs être reçus dans a crèche du centre alors que leur mère était en formation.

Don d’Accor
Pendant les deux premières années, le centre a été financé grâce à l’appui de la Communauté Européenne. Depuis, c’est la Fondation Accor qui a pris la relève. Elle vient d’ailleurs de remettre un chèque d’une valeur de 50.000 euros pour  le soutien du projet. Grâce à ce don, ce ne sont pas moins de 80 femmes qui se verront offrir la possibilité de s’intégrer économiquement et socialement. Elles seront ensuite accompagnées dans leur insertion pendant un an au minimum. C’est le cas de Karima, entre autres. “Depuis que j’ai intégré le centre, ma vie a changé. J’ai arrêté la mendicité et j’ai commencé une formation de couture. L’association m’a payé le loyer pendant presque un an et j’ai aussi bénéficié du panier alimentaire. Mon rêve, maintenant, c’est d’avoir une machine à coudre pour travailler chez moi, car je n’ai personne pour garder mon enfant”.

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