Fêtes de fin d’année : quand le blues s’installe…

Grand moment de joie, ou cap difficile à passer ? Pour certains,réveillon ne rime pas toujours avec cotillons, mais plutôt avec grosse dépression ! Comment expliquer ce phénomène et en venir à bout ? Voici quelques pistes...

Et si la magie de Noël et du Nouvel An n’était qu’une illusion ? Voici une vision que semblent partager de nombreux Marocains qui, à l’approche des festivités de fin d’année, sentent la déprime les envahir peu à peu… Et oui, le blues de Noël ne serait pas exclusivement réservé aux sociétés occidentales. Nous serions
frappés par la même vague de mélancolie qui nous plongerait aussi dans des abîmes de tristesse, pendant plusieurs jours. Grisaille de l’hiver, froid… les conditions climatiques justifieraient en partie cette
aversion, aggravant ou déclenchant des symptômes dépressifs latents. Mais surtout, les fêtes de fin d’année sont l’occasion de se réunir en famille… De quoi donner le bourdon à certains ! En effet, ces grands moments de retrouvailles donnent souvent lieu à des disputes, et la fête peut rapidement tourner au pugilat. Pendant quelques heures, tout le monde met entre parenthèses crises et conflits en faisant semblant de bien s’entendre. Finalement, ces réunions familiales sur fond de réveillon ne seraient qu’un rituel théâtralisé, plein de faux-semblants et de non-dits. Une période vécue comme une contrainte pour
bon nombre d’entre nous, qui avons du mal à supporter l’enthousiasme forcé et l’ambiance de circonstance, d’où l’anxiété.

Mémoires d’enfant
“A l’approche des fêtes de fin d’année, c’est toujours la même angoisse qui ressurgit… Autour de moi, les gens s’agitent et semblent heureux à l’idée de se réunir pour s’offrir des cadeaux ou s’attabler devant un repas très copieux pour célébrer la nouvelle année. En ce qui me concerne, c’est tout l’inverse qui se produit ! Les fêtes me rendent nostalgique du passé, elles me rappellent surtout que le temps passe et que l’insouciance de l’enfance n’est plus qu’un lointain souvenir. Adulte, nous sommes rattrapés par
la réalité de la vie et son lot de problèmes : on grandit, les liens avec la famille se distendent, parfois on perd des proches, le regard sur la vie change… Les fêtes me rappellent surtout que cette harmonie perdue ne pourra plus être retrouvée”, explique Nahila, 31 ans.
Il est vrai que la fin d’année est une période propice à l’introspection durant laquelle ressurgissent des souvenirs passés et enfouis, plus particulièrement si l’on est fragilisé par un événement sensible qui a eu lieu à ce moment précis. Pour Nahila, elle déclenche une angoisse latente, celle de la perte de ses proches ; une fin d’année qui symbolise le deuil de l’insouciance, une piqûre de rappel qui fait mal, confirmant
que le tableau idyllique de l’enfance s’inscrit désormais dans le passé.
D’autres justifient leur phobie en mettant en avant leur anticonformisme, et dénoncent plutôt le “suivisme” des fêtes…

Tout ça… pour ça ?
“Il y a un certain traditionalisme dans le réveillon que je trouve profondément déprimant, souligne Nadia, 40 ans. Non pas que je sois rabat-joie dans ma vie de tous les jours, mais je trouve qu’on se met une pression ridicule au moment des fêtes ; ce qui me dépasse. Quelques jours avant, les discussions vont bon train et tout le monde s’agite, cherchant à savoir qui fait quoi le fameux soir du réveillon… Lorsqu’on me pose la question, j’ai un certain mal à assumer mon anticonformisme car je n’ai pas forcément envie
de me justifier auprès des gens. Mes opinions personnelles ne les regardent pas, alors je reste très évasive sur le sujet, pour échapper surtout aux questions interminables. Au fond, ça reste un événement très scénarisé et commercial, laissant peu de place au naturel. Cette fête s’impose à nous comme une obligation où l’on doit souhaiter nos meilleurs voeux de bonheur à des inconnus, et parfois même à des gens qu’on n’apprécie pas vraiment… Je trouve tout cela absurde.” Beaucoup considèrent que le masque de gaieté et de bonne humeur que chacun arbore le soir du réveillon n’est qu’une illusion. Une occasion
supplémentaire de tester la mauvaise foi des autres, mais aussi la sienne ! Néanmoins, le réveillon conserve une valeur symbolique, une phase transitoire où il nous arrive souvent de faire le bilan sur notre parcours et nos aspirations personnelles ; et surtout, c’est l’occasion de prendre de bonnes résolutions
qui resteront… sans lendemain !

Quels moyens pour venir à bout du blues ?
Cette année, plus question de se morfondre en attendant que ça passe ! Au lieu de vous apitoyer sur votre sort, préparez à l’avance un programme “anti-blues” en vous concentrant sur toutes les activités qui vous  procurent de la joie et de la bonne humeur.

Mettez les voiles !
La fin d’année est l’occasion idéale pour prendre des vacances et changer d’air, loin de tout ce qui peut évoquer ou ranimer vos vieilles angoisses. La destination dépendra de vos envies et surtout, de votre budget… L’exposition à la lumière (plage ou montagne) est une excellente thérapie pour venir à bout d’une déprime passagère.

Fuyez les contraintes !
Si les ambiances familiales ont tendance à vous étouffer, apprenez à vous en détacher progressivement. D’autres occasions vous permettent de vous réunir, en dehors du cadre figé des fêtes de fin d’année. Et
si vous improvisiez une soirée en invitant des amis, ou tout simplement en faisant plaisir aux personnes qui vous sont chères ? Le fait de détourner votre attention sur autre chose que vos propres tourments vous permettra de dépasser cette anxiété et de la transformer en énergie positive.

L’alimentation anti-déprime
Antidépresseur naturel, le chocolat est excellent pour venir à bout d’un petit coup de blues passager ! Grâce aux vertus apaisantes de ses nombreux composants, il procure une agréable sensation de  bien-être. Pas étonnant qu’il fasse partie des produits les plus consommés en fin d’année ! Grâce à leur apport en oméga 3, les poissons gras comme le saumon, le thon ou la sardine procureraient les mêmes bienfaits. Même si une telle alimentation ne saurait venir à bout de votre blues, ne dit-on pas que bien
manger est le début du bonheur ? Du moins celui des papilles

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