Égalité des sexes ? Même pas en rêve !

Le conseil économique et social vient de présenter un nouveau rapport sur la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie économique, sociale, culturelle et politique. On l’a décortiqué et c’est pas joli joli...

une femme sur 4 a un emploi :

sous nos cieux, seuls 25,1 % des Marocaines travaillent, soit trois fois moins que les hommes. Ce taux est particulièrement bas en milieu urbain avec 17,5 %, contre 36,8 % en milieu rural. Ainsi, l’activité féminine a régressé de 5,7 % entre 1999 et 2012. Les trois quarts des femmes en âge de travailler sont donc au chômage. 

Le taux d’emploi féminin en 2013 était de 22,7 % au Maroc, alors qu’il avoisinait les 50 % au niveau mondial. À noter que, selon le Haut Commissariat au Plan, les filles âgées de 10 à 15 ans, non scolarisées, sont considérées comme “femmes au foyer”.

l’emploi des femmes mineures continue de sévir :

73,2 % des femmes actives en milieu rural ont moins de 15 ans, contre 11,9 % en ville. Quant aux hommes actifs, 59,8 % sont mineurs en milieu rural. Le ministère de l’Éducation nationale reconnaît que ce phénomène, qui encourage l’abandon scolaire, touche plus de filles que de garçons, malgré les initiatives entreprises pour réduire ces taux.

La deuxième conséquence directe de l’intégration précoce aux activités agricoles du ménage en milieu rural est que les proportions de femmes actives analphabètes et sans diplôme atteignent 92,7 %, contre 82,6 % en milieu urbain.

3 femmes actives sur 4 travaillent gratuitement :

en effet, près de 73,6% des femmes exercent en tant qu’aide familiale et ne perçoivent pas de salaire. En outre, le travail non rémunéré au Maroc ne se limite pas aux contributions domestiques et bénévoles, mais s’étend à des activités productives qui ont une valeur marchande. De manière générale, 8,7 % des femmes en milieu rural disposent d’un contrat écrit et à durée indéterminée, contre 37,5 % en milieu urbain.
les employeurs préfèrent les hommes:

les politiques de recrutement sont souvent conçues sur le modèle du travailleur masculin dont les tâches au sein du foyer sont soit minimes, soit prises en charge par la conjointe; ce qui pénalise la femme. De même, un processus d’appel à candidature pour des postes à responsabilité, bien qu’ouvert, peut exclure de facto les femmes en imposant des critères qu’elles ne peuvent pas satisfaire.
les femmes sont moins payées :

dans la fonction publique, l’écart salarial entre les femmes et les hommes était globalement de 24 % en 2006. Dans le secteur privé, les salaires des femmes sont inférieurs de 25 % en moyenne à ceux des hommes. L’écart selon le sexe de la rémunération globale des dirigeants d’entreprises serait de 15 % au Maroc, contre 1% en Turquie. Selon la CNSS, en 2013, le salaire moyen déclaré est estimé à 4.171 DH pour les femmes, contre 4.941 DH pour les hommes.
la famille pénalise la femme :

selon une étude sur la conciliation travail-famille menée auprès des fonctionnaires, les femmes mariées reconnaissent devoir “négocier” avec les deux sphères et qu’en cas de conflit, la priorité est généralement donnée à la famille et aux enfants. Les responsabilités professionnelles nuiraient à leur vie de famille.

En revanche, la plupart des hommes mariés ne laissent pas leur vie familiale interférer dans leur travail. Ainsi, dans le milieu professionnel et social, les femmes sont ballottées entre deux identités : celle de mère (mauvaise), et celle de femme active (non motivée et non productive).

la plupart des hommes pensent que la place des femmes est à la maison:

85 % des hommes estiment que le travail de la femme au sein du foyer est plus important que celui qu’elle peut exécuter à l’extérieur de la maison. Dans le même sens, l’emploi de jeunes femmes célibataires, perçu comme une situation transitoire, est socialement plus accepté que celui des femmes mariées.

La majorité des Marocains (88 % des femmes et 77 % des hommes) sont favorables à la priorité de l’emploi aux hommes en cas de rareté du travail.

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