Amour : Lexique d’un langage décalé

En amour, les hommes et les femmes communiquent très différemment ! Quiproquos et malentendus résultent, alors, souvent, de l'interprétation erronée des paroles et émotions de l'autre. FDM plante le décor et décrypte quelques grands classiques des incompréhensions conjugales que vous pourrez dorénavant peut-être éviter...

Arrêtons de nous lamenter !

Il dit : “Je t’aime”. Elle traduit : “S’il m’aime comme il dit, il doit pouvoir me dire pourquoi”. Il renchérit : “Je t’aime et j’ai envie de toi. Point. Je ne cherche pas en analyser la raison ; c’est un fait”. Elle traduit : “Il croit m’aimer, alors qu’en vérité, il me désire seulement”. Elle dit : “Et tu m’aimerais toujours si j’avais dix kilos de plus et le nez de travers ?”. Il traduit : “Mais pourquoi se fait-elle du mal à imaginer ce genre de scénario catastrophe ?”. Il reste silencieux. Elle se met à douter : “Tu me tromperais, n’est-ce pas ?”. Il traduit : “Nier farouchement ; sinon, elle va croire que je suis capable d’enfourcher le premier prétexte venu ?!”. Elle dit : “Tu écartes l’idée mais tu ne me rassures pas. Tu ne prends même pas un accent passionné pour parler de notre amour unique, irremplaçable, non interchangeable !”. Il traduit : “Elle se croit romantique, quand, elle est, en réalité, parano ! Faire une scène à propos d’une chose qui n’existe même pas ; on aura tout vu…” DÉCRYPTAGE : Elle se trompe en projetant sur l’autre son propre mode de fonctionnement, en pensant qu’il doit l’aimer comme elle, elle l’aime ; et le lui dire comme elle aimerait l’entendre… Lui est maladroit en n’entendant pas, derrière les interrogations emmêlées, le désir d’être rassurée, protégée, portée par l’amour inconditionnel de la conjointe !

Règlement de compte :

Elle dit : “Je voudrais qu’on parle”. Il traduit : “Les ennuis commencent : elle va me saouler, genre monologue interminable, sur les tenants et les aboutissants de notre différend de la veille. Moi qui croyais que notre réconciliation sur l’oreiller avait tout réglé !”. Il dit : “On peut reporter ça à plus tard ; là, tout de suite, j’ai une urgence : je dois envoyer un mail important au boulot”. Elle traduit : “Apparemment, il y a plus important à ses yeux que la santé de notre couple. Finalement, il s’en fiche comme de la dernière averse de nous et fuit comme toujours”. Elle dit : “Fais ce que tu veux”. Il traduit : “Quelle ch…se ! Son attitude démontre tout le contraire”. Il reprend, conciliant : “Allez, vas- y, commence la première, raconte-moi ce qui ne va pas”. Elle traduit : “Voilà qu’il met la balle dans mon camp, le lâche ! Comme si c’était moi qui avais entamé les hostilités”. Décryptage : Madame “soupe au lait” contre Monsieur “pragmatique”, la première détaille et dissèque les chapitres ; le second se contente de vouloir vite tourner les pages noires du roman commun !

Ressenti des événements :

Elle gémit : “Personne ne s’intéresse à mon sort”. Il traduit, ahuri : “Mais comment peut-elle se sentir seule, alors qu’elle est entourée d’une tripotée de monde ?”. Elle rajoute : “Et toi, tu ne te foules pas non plus… toujours à bosser !”. Il bondit de fureur devant l’excessivité du propos : “Tu réduis à néant mes efforts passés, pour te contenter en permanence. Ok, je sais ce qu’il me reste à faire, à l’avenir : rien !” DÉCRYPTAGE : Monsieur “faits tangibles” bute contre Madame “Mille nuances de grey”. Car leur lecture des événements n’est assurément pas la même : objective vs/ subjective. Et quand, lui, prend chaque mot au pied de la lettre, elle, s’attache davantage aux métaphores signifiantes, généralise à outrance et exagère volontairement ses émotions, pour le faire réagir. Ce qui était une simple complainte neutre peut alors dégénérer en conflit inter-personnel !

Faut-il jouer aux devinettes ?

Elle dit : “J’ai beaucoup de travail en retard en ce moment. Je n’arrive à trouver le temps pour ça…”. Il traduit : “Me feraitelle des reproches, par voie détournée ?”. Il tâte le terrain : “Tu as besoin de quelque chose, en particulier ?”. Elle traduit : “Il se moque de moi ou quoi ? J’ai vraiment besoin de lui signifier clairement qu’il doit amener la gosse chez le pédiatre et faire les courses de la semaine. Ne peut-il pas le deviner tout seul ; ça coule de source, non ?!”. DÉCRYPTAGE : Madame est conditionnée à appréhender intuitivement les besoins des autres et même à les anticiper. Elle voudrait être donc devinée, de la même façon qu’elle devine. Or, cette empathie en regard, qu’elle attend, peut venir à manquer cruellement. Lui, son prince charmant d’opérette, n’est souvent pas doué pour mettre en branle un nouveau circuit, sans qu’on ne le lui ait expressément signifié ! C’est sans doute pour cette raison, que les voyants sont généralement souvent des voyantes…

Solutionner les problèmes, concrètement :

Il dit : “Ce n’est pas grave, ma chérie. Tu t’en fais toute une montagne. Voici ma solution”. Elle traduit : “Mais comment peut-il minimiser les choses de la sorte et m’interrompre dès la deuxième phrase, pour me proposer ses conseils stupides ?”. DÉCRYPTAGE : Or, lui, pour résoudre le conflit larvé qu’elle a avec son ado rebelle, entend appliquer la même règle que pour changer la roue d’une voiture : diagnostic, relevage des manches et action. Efficace et sans perte de temps en palabres inutiles. Sauf que, elle, cherche à être écoutée, avant tout. Elle évacue son stress, verbalement, en lui donnant mille et une formes d’expression. De ce rôle de conseiller paternaliste et un peu brutal, endossé par le mari, elle ne veut pas. Par contre, s’il lui consacrait cinq heures de forfait gratuit par jour, pour comprendre le millième de ce qu’elle endure avec cette histoire, elle lui en serait reconnaissante à vie. Avec un homme qui serait une femme comme les autres, elle consentirait bien à zapper sa propre mère, au bout du combiné !

Work in progress :

Elle dit : “Je n’ai plus rien à me mettre. Mes vêtements ne me vont plus ou sont passés de mode”. Il traduit : “Elle va encore se livrer à des folies dépensières ; alors que son placard déborde de fringues jamais portées”. Dans la dynamique du toujours plus, elle enchaîne : “On devrait sortir un peu et voir du monde” ; pensant tout bas : “… histoire de partager des choses ensemble, mon titi…”. Il traduit : “Je ne lui suffis pas ? Elle me trouve trop casanier… Pourquoi veut-elle toujours changer, remplacer, faire bouger les limites ?”. Il pousse alors le bouchon de l’interprétation à son paroxysme : “Elle trouve que la cuisine n’est pas pratique (une manière de me signifier qu’on doit déménager ?) ; son dressing doit être revu de fond en comble. Et moi, et moi, et moi ? Ne risque-t-elle pas de me signifier mon congé, un jour, pour “has- been- isme” aigu ?” DÉCRYPTAGE : “Je progresse, tu progresses et, donc, notre couple progresse”, martèle Madame. Monsieur, de son côté, préfère conjuguer : “Je m’accepte ; tu m’acceptes tel que je suis et, de cette façon, on forme un couple acceptable !”

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