Actualité Cinéma: Sofiia Manousha Talent à suivre…

A 25 ans, elle crève l'écran dans le nouveau film de Jacques Bral, "Le noir (te) vous va si bien". Première interprétation, premier rôle pour cette jeune actrice au talent très prometteur. Interview.

FDM Vous incarnez le rôle principal du nouveau film de Jacques Bral… Un véritable exploit pour une débutante. Quelle a été votre réaction en apprenant que vous aviez été choisie ?
Sofiia Manousha : Je n’arrivais pas à y croire, c’est une chance énorme ! Jusqu’ici, je n’avais tourné que dans des courts-métrages… Je revenais du Maroc quand j’ai passé le casting, et chaque fois que je séjourne là-bas, il se passe un événement incroyable dans ma vie professionnelle ! En fait, j’avais  rencontré le réalisateur un an auparavant. Il a fini par accepter de me revoir une deuxième fois, juste avant le tournage, car l’actrice principale s’était désistée… et ça a marché. Au même moment, j’ai décroché
un autre rôle pour le téléfilm musical “Blanche Neige”. Je tournais deux films en même temps.

Dans “Le noir (te) vous va si bien”, Cobra est une jeune femme originaire du Moyen-Orient qui vit en France, mais qui porte le poids des traditions de son pays, religieuses ou non. Parleznous du personnage que vous incarnez à l’écran…
Le film évoque avant tout la nostalgie du pays lorsqu’on est immigré, et à aucun moment la religion. Cobra est une jeune fille en quête de découverte et de liberté. Elle n’a que 23 ans et comme toutes les filles de son âge, occidentales ou non, elle découvre progressivement la vie. C’est un personnage très intérieur, mais qui a à la fois une certaine insouciance et légèreté. Cobra est habitée par cette dualité permanente : elle est soucieuse de respecter les traditions et en même temps, elle a conscience qu’elle est en France. Elle veut plaire à son père mais ne veut pas non plus faire l’impasse sur ce qu’elle doit vivre. Elle jongle entre sa famille et le monde extérieur.

Que vous a apporté ce personnage ?
Une vraie rigueur et une certaine intériorité. C’est un personnage qui transmet des émotions par le regard, ce que j’ai appris à faire grâce à ce rôle. Je me sens réellement actrice depuis que j’ai tourné ce film.

Comment cette vocation est-elle née ?
Complètement par hasard, sur le tournage d’un… clip ! A la base, j’ai reçu une formation de pianiste. J’ai fait le Conservatoire de musique classique pendant six ans, et j’ai aussi été initiée à la danse ; deux arts
qui permettent de transmettre des émotions. Par la suite, je me suis rendu compte qu’il y avait quelque chose de très complet dans le cinéma, car j’ai appris à communiquer des sentiments avec des silences, des regards, des paroles…

Vous êtes présélectionnée pour les Césars 2013 dans la catégorie “Jeune  spoir féminin”. C’est presque une consécration pour votre carrière naissante !
Encore une chance fabuleuse ! Je ne m’en remets toujours pas. D’ailleurs, c’est bien simple, je n’ai pas encore bien réalisé…

Quels sont vos projets actuels ?
Une pièce de théâtre est prévue pour février 2013. Deux films sont actuellement en projet, dont l’un sera tourné au Maroc, avec le comédien Anas El Baz.

Vous êtes d’origine marocaine… Avezvous déjà été sollicitée pour travailler au Maroc ?
Pas encore. L’été dernier, j’ai joué dans un téléfilm français, “Drôle de famille”, dont le tournage a eu lieu à Marrakech. Je ne suis pas encore connue au Maroc car jusqu’à présent, je n’ai tourné qu’avec des réalisateurs français. Mais pourquoi pas ?

La Coupe du Trône de Golf revient douze ans plus tard au Royal Golf Dar Es Salam pour une édition
Membre de l’Académie du Royaume du Maroc, essayiste, médecin biologiste et féministe, Asma Lamrabet, autrice notamment d’“Islam et femmes”
Artiste de bande dessinée, d'illustration et d'animation, Inès Balegh a participé à la dernière résidence Khaliya, à l'initiative du Conseil
Un nouveau salon de thé fait sa grande rentrée à Marrakech, au sein du Musée d'Art Culinaire Marocain, un lieu
31AA4644-E4CE-417B-B52E-B3424D3D8DF4